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Les employés de Merck Serono déposent une pétition à Berne

Pharma

Une pétition, munie de près de 15'000 signatures en faveur du maintien des emplois de Merck Serono, a été déposée mercredi au Département fédéral de l'économie (DFE) par une délégation du personnel.

Mis à jour le 13.06.2012 40 Commentaires

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Image: Keystone

   

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Les employés de Merck Serono ont adressé mercredi une pétition au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann pour lui demander son «soutien concret». Le texte a été déposé en fin de matinée au Département fédéral de l’économie muni de 14’857 signatures.

«Nous avons mis seulement un mois pour réunir ces 15’000 signatures. C’est bien la preuve que toute la population genevoise nous soutient», a lancé Astrid Melotti, membre de la délégation du personnel de Merck Serono, devant les quelque 150 personnes en blanc réunies à Berne devant la porte du département.

Saluant le fait que le ministre de l’économie se soit adressé mardi à Genève aux employés en grève de Merck Serono, Alessandro Pelizzari, secrétaire régional du syndicat Unia, a ajouté: «C’est très bien que M. Schneider-Ammann ait fait des promesses hier». Il faut maintenant les traduire en un «soutien concret, un soutien financier» pour sauver les 1500 emplois menacés de disparition à Genève et dans le canton de Vaud.

«Des grévistes comme vous méritent un soutien politique, mais pas seulement, ils méritent le soutien de toute la population», a déclaré de son côté le conseiller national Corrado Pardini (PS/BE), membre de la direction d’Unia. «Votre lutte est utile à la place industrielle suisse dans son ensemble», car ce pays «doit continuer à offrir des places de travail».

Continuer «avec ou sans Serono»

Il est inacceptable qu’une entreprise comme Merck Serono, qui gagne des milliards et enrichit ses actionnaires, supprime des emplois du jour au lendemain, a poursuivi le syndicaliste, ponctué par les coups de sifflet et timbales assourdissantes des manifestants. Mais, «nous avons un avenir à Genève, avec ou sans Serono», a-t-il conclu.

Les pétitionnaires demandent à la Confédération de soutenir concrètement les projets lancés pour maintenir les emplois et créer un pôle de recherche en biotechnologies dans l’Arc lémanique après la fermeture du site genevois du groupe pharmaceutique allemand.

Le texte invite aussi le gouvernement à mettre «les outils nécessaires à disposition pour que ces projets, qualifiés de sérieux par le ministre de l’économie, puissent se réaliser dans les meilleurs délais».

Réponse définitive attendue

La «task force» constituée avec les autorités suite à l’annonce de la fermeture du site, qui réunit notamment le conseiller d’Etat genevois Pierre-François Unger, le vice-directeur du Secrétariat d’Etat à l’économie Serge Gaillard et des représentants du personnel de Merck Serono, a tenu sa première séance mardi à Genève. Elle a chargé un groupe de travail d’examiner la viabilité des scénarios proposés par les délégués du personnel pour sauver les emplois.

Unia a dénoncé mercredi dans un communiqué l’attitude «butée» du groupe allemand, qui n’a pas «daigné participer» à cette première réunion. La direction de Merck Serono a promis une réponse définitive le 19 juin sur son plan de suppression de 500 emplois à Genève et de transfert de 750 autres à Darmstadt, Boston et Pékin, annoncé le 24 avril.

Créé: 13.06.2012, 12h29

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40 Commentaires

MATUZI ROBERT

13.06.2012, 13:57 Heures
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VRAIMENT PATETIQUE CE QUE FONT LES EMPLOYES DE SERONO. LA SUISSE ET GENEVE EN PARTICULIER DEVRAIT SE REVEILLER LE MONDE DU TRAVAILLE A CHANGE ET SI ON VOUS LICENCIE IL FAUT L'ACCEPTER ET TOURNER LA PAGE. EFFECTIVEMENT COMME CITE DANS LE PRECEDENT COMMENTAIRE VOUS CROYEZ QUE C'EST UN DU VOTRE EMPLOI!! ET NON LE PATRON RECHERCHE SON INTERET AUSSI ET N'A PAS A VOUS ECOUTER. Répondre


Quel Bordel

13.06.2012, 15:17 Heures
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De toute façon l'employeur a le dernier mot. Parmi les emplois, il y a combien d'expats et de frontaliers ? La seule chose qu'Unia réussira à obtenir c'est le fait que les entreprises réfléchiront à 2 fois avant de venir en Suisse et créer de l'emploi. L'image sociale que donne la Suisse devient catastrophique. Il était clair que ça devait arriver. Si personne n'a vu les doublons d'emplois lors de Répondre





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