Maîtriser la glace et la glisse avec sa Jeep, ça s’apprend
Technique
—Par Philippe Clément. Mis à jour le 11.02.2012 6 Commentaires
Les 3 techniques
FREINER
Le point faible de beaucoup trop de gens! Aux premiers flocons sur la route, la plupart n’osent pas toucher la pédale et lambinent. Ou, au contraire, «tapent» dedans et se retrouvent en situation de perte de maîtrise. Le principe? Ne freiner que quand les roues sont droites – sous peine de glissade immédiate – et, surtout, ne jamais bloquer les roues. Sur neige et glace, l’ABS est une aide très précieuse pour les débutants. Mais rien ne vaut un cours, ABS débranché, pour apprendre «juste»!
DESCENDRE
Là encore, l’électronique fait des merveilles! Avec l’assistant de descente, la voiture «fait toute seule». Il suffit de gérer la direction et de ne surtout pas toucher les freins. Le mode d’emploi? Passez en mode 4 x 4, enclenchez l’assistant, choisissez une vitesse lente (2e ou 3e) et laissez faire. Chez Jeep, ledit assistant fonctionne aussi au point mort. Vous commencez à glisser à reculons? Passez sur le mode N, assistant enclenché,
et vous garderez la maîtrise! Utile…
LA GLISSE
Ça, c’est la partie «plaisir» de l’exercice. Mais c’est un bonheur impossible à pratiquer sur la route. Une raison supplémentaire de suivre un cours comme celui proposé par Jeep (650 fr., voiture et nuitée comprises), ou par le TCS par exemple. Vous y apprendrez à maîtriser toutes les techniques essentielles et, comme «sucre», vous aurez droit à une séance de «piste libre», à la fin. Histoire de mettre en pratique toutes vos nouvelles connaissances. De quoi repartir plus détendu.
Samedan, lundi matin. Le thermomètre de la voiture annonce gaiement… -30,5 degrés! Bienvenue dans l’hiver d’Engadine!
A Cho d’Punt, au pied du village, la piste d’aviation est logée au fond de la vallée, à l’ombre. L’endroit idéal pour mettre en pratique les qualités d’un 4 x 4 sur la neige. Et pour… rafraîchir quelques notions de base essentielles. Place à l’instructeur.
«Dans un accident, il n’y a pas besoin de chercher très loin. Le point faible? C’est 99,9 fois sur 100 le conducteur! Le principal défaut? Les gens ne savent pas freiner! Ils pensent que, sur la neige, un coup de gaz et le système de traction intégrale de leur voiture vont les sauver. C’est faux! Comme toujours, les points essentiels sont le regard, la capacité à adapter sa vitesse aux conditions et, surtout, l’art de freiner juste et au bon moment!»
Après cette brève introduction, on se retrouve au volant d’une Jeep, face à un exercice simple: éviter un obstacle imprévu, en changeant de voie à près de 80 km/h! Un cas de figure qui peut se présenter n’importe quand sur la route de tous les jours.
Frein énergique, volant doux
Le principe? Lancé à pleine vitesse, on coupe une cellule de mesure. Devant nous, une série de cônes symbolisent l’obstacle. Au fond, trente mètres plus loin, deux lumières rouges. Au moment où on coupe la cellule, une des deux s’allume, à gauche ou à droite, indiquant le côté où la voie est bouchée. Il va donc falloir, très vite, éviter l’obstacle, choisir le côté et, surtout, revenir sur la voie de base après l’obstacle. Trois «trucs» essentiels: 1) regarder loin, pour voir la lumière; 2) donner une impulsion légère au volant pour l’évitement et 3) freiner au moment où les roues sont droites, pour diminuer un peu sa vitesse.
Si on ne respecte pas le point 1? On a une chance sur deux de finir en crash. Le point 2? Si on agit trop fort sur le volant, la voiture va partir en survirage et on va terminer sa course en toupie. Le point 3? Si on sort trop vite de la manœuvre d’évitement, on risque fort la glissade. Ou l’écrasement dans les lumières du fond…
Les passages vont se succéder. Peu de grosses erreurs chez les participants, tous aguerris. Mais un constat clair. Après avoir joué avec le «bouton plaisir», comme l’appelle l’instructeur – celui qui permet de débrancher l’ESP! – on s’aperçoit de l’utilité de l’assistant électronique! ESP branché, on garde beaucoup plus le contrôle de la direction, ce qui réduit d’autant le risque de pirouette intempestive.
Autre bête noire des conducteurs de 4 x 4 sur neige: les descentes abruptes. Là, Jeep nous a gâtés! Dans une gravière, une pente impressionnante et complètement verglacée nous attend. Et on y découvre les joies du «Hill Assist», ce petit bouton représentant un 4 x 4 descendant la pente. Une fois enclenché, il utilise l’ESP «à l’envers»: en relâchant le frein à chaque fois qu’une roue glisse, il permet, là encore, de garder le contrôle de la trajectoire.
Deux impératifs: il faut que le véhicule soit en mode 4 x 4 et, surtout, que le pilote ne touche pas la pédale de frein! (Le Matin)
Créé: 11.02.2012, 20h53
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6 Commentaires
Désolé de plomber l'ambiance d'un publireportage, mais il n'y a rien de plus facile que de maitriser un véhicule dans une pente raide, mais courte et rectiligne, et se terminant par une grande place plate.
C'est beaucoup plus délicat dans une pente longue, sinueuse, avec des véhicules devant soi et d'autres qu'ils faut croiser. Ces cours donnent simplement l'illusion de savoir conduire.
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