Mardi 6 décembre 2016 | Dernière mise à jour 01:10

Drague Mauro Poggia regrette les slows

Le conseiller d’Etat genevois étonne en faisant une déclaration d’amour pour cette danse sensuelle qui permettait à des couples de se former le temps d’une chanson.

Image: Richard Baker/CORBIS

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Invité toute la semaine de l’émission «MP3» sur La Première, Mauro Poggia y évoque les musiques qui ont marqué sa vie. Et hier matin, il a lancé un vibrant hommage au slow, dont il regrette la disparition. «Cela m’interpelle sur l’évolution de notre société, nous a-t-il précisé. Je constate qu’aujourd’hui, on écoute la musique seul, un casque sur la tête et que les danses à deux ont disparu depuis maintenant pas mal d’années.»

Pour lui qui a 56 ans, le slow, c’est le bon souvenir de ces boums itinérantes du samedi soir à Genève, où il se rendait avec des copains. «Au moment du fameux quart d’heure américain, on sentait que quelque chose se passait, il y avait ce contact et des couples se formaient, même si ce n’était que pour quelques minutes. C’était des moments à part. Les gens de mon âge qui n’ont jamais dansé sur «Sailing» de Rod Stewart, c’est qu’ils ne sont jamais sortis.»

A-t-il eu du succès? «Pas que je me souvienne, surtout que j’avais déjà une copine à l’époque. Je n’étais pas particulièrement extraverti, peut-être même un peu timide.» Mais il adorait la danse à deux. «J’ai même pris des cours de rock acrobatique. Qu’on s’entende, cela ne me manque pas de ne plus danser de slow depuis des années, mais je trouve dommage que les jeunes ne connaissent plus cette pratique. Est-ce dû entre autres à l’émancipation de la femme, qui y voyait une forme de soumission à l’homme? Je ne sais pas. Il faudrait demander à des jeunes filles, plus romantiques que les garçons, si elles voient un intérêt aujourd’hui à ce type de danse.»

Alors, à quand une loi pour imposer un quart d’heure américain dans les clubs? (Rires) «Ah non, quand même pas. Et la situation actuelle a quand même des avantages: comme chacun danse pour soi, il n’y a plus de fille ou de garçon qui reste délaissé sur son banc. Tout le monde peut s’amuser.»

Soirées «revival»

Des slows, on en passe pourtant encore dans les boîtes. Notamment au MAD, à Lausanne. «Mais dans les soirées spéciales pour les plus de 29 ans, précise son patron, Igor Blaska. Et ce sont plutôt des quadras qui viennent. Quand on met un slow, il est d’avantage pris comme un bon moment de nostalgie que comme une occasion de drague. Ce sont d’ailleurs souvent des couples déjà formés qui les dansent.»

Reste que, pour lui, les clubs sont toujours un endroit de rencontres. Mais elles ne se font plus de la même manière. (Le Matin)

(Créé: 29.01.2016, 06h27)
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