Mardi 6 décembre 2016 | Dernière mise à jour 01:10

Le film du vendredi La faute à Rousseau: «L’homme est-il bon?»

Chaque vendredi, nous publions durant 24 heures le court métrage d’un cinéaste suisse, en partenariat avec SWISS FILMS. Cette semaine, «L’homme est-il bon?», réalisé dans le cadre du projet «La faute à Rousseau».

Dans «L’Homme est-il bon?», le réalisateur helvético-portugais Basil da Cunha imagine trois chauffeurs de taxi en pleine dispute existentielle.

Dans «L’Homme est-il bon?», le réalisateur helvético-portugais Basil da Cunha imagine trois chauffeurs de taxi en pleine dispute existentielle.

Le film

«L’homme est-il bon?», de Basil de Cunha
Suisse, 2012, 6 minutes.
Production: HEAD - Genève

Le court métrage de la semaine

Tous les vendredis, nous vous proposons de visionner en partenariat avec SWISS FILMS un court ou moyen métrage visible durant 24 heures sur notre site.

La fondation SWISS FILMS est l’agence de promotion du cinéma suisse. En tant que partenaire des cinéastes, elle renforce la visibilité et la perception positive de la culture cinématographique helvétique en Suisse et à l’étranger. Les missions principales de la fondation sont le rayonnement, le relais culturel et la mise en réseau du cinéma suisse.

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Des cinéastes et des étudiants de la HEAD - Genève ont reçu carte blanche pour s’emparer de l’œuvre et de la vie de Jean-Jacques Rousseau. Le but commun à l'ensemble de ces courts métrages réalisés en totale liberté: actualiser la pensée du philosophe genevois de façon stimulante et inattendue.

Dans «L’Homme est-il bon?», le réalisateur helvético-portugais Basil da Cunha imagine trois chauffeurs de taxi en pleine dispute existentielle.

Deux chauffeurs de taxi patientent dans la nuit en attendant des clients. Un collègue arrive, se gare près de leurs véhicules et un débat sur la nature de l’homme s'engage.

Le bonheur est-il lié à la taille de l'écran plasma de sa télévision ou dépend-il d'abord d'une vie en harmonie avec la nature?, s'interroge l'un des protagonistes du film, en pleine crise existentielle.

Très vite, le dialogue s'enflamme entre les trois collègues. Extraits: - «Si t'as besoin de rien, tu n'es esclave de personne...» - «On n'a rien sans rien dans la vie, il faut travailler...» - «Le problème ce n'est pas la société, c'est les gens comme toi! Ça ne peut pas fonctionner si on ne fait pas tous les efforts..»

Résultat: le mythe du «bon sauvage» est mis à mal par une réplique sans ambiguïté: «Va te faire foutre chez les Papous!»

Une façon expéditive de comprendre l'essence de la nature humaine et de répondre à Jean-Jacques Rousseau pour qui «L'homme est bon par nature, c'est la société qui le corrompt», sujet de bac éculé pour épreuve de dissertation philosophique.

Avec ce court métrage, le jeune réalisateur lausannois Basil de Cunha, né en 1985 et qui termine sa formation à la HEAD (Haute Ecole d'Art et de Design) de Genève, dévoile déjà un avant-goût de son talent naissant.

Présent il y a quelques jours à Cannes, avec un nouveau «court» de trente minutes, intitulé «Os vivos tambem choram» (Les vivants pleurent aussi), Basil de Cunha a décroché une mention spéciale du Prix Illy du court métrage, dans la section «Un certain regard». Une distinction encourageante pour une suite de carrière qui s'annonce prometteuse. (nxp)

(Créé: 01.06.2012, 10h57)
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