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Home cinéma «Les dents de la mer» s’offrent un méchant détartrage

«Jaws», le film qui a inauguré la mode des blockbusters estivaux, a bénéficié du programme de restauration initié par Universal pour ses 100 ans d’existence. Un lifting nickel chrome.

"Jaws", une affiche reconnaissable entre toutes. Image: DR

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Jaws: comparaisons avant et après restauration

Jaws: comparaisons avant et après restauration Sur la base du négatif original du film stocké dans les entrepôts d'Universal.

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Universal fête ses 100 ans d’existence. Et pour marquer le coup, le studio hollywoodien, a décidé de mettre l’accent sur la restauration de 100 des titres qui composent son impressionnant catalogue. Jaws (1975), deuxième long métrage de Steven Spielberg après Sugarland Express (les précédents étant des téléfilms), est le premier de la longue liste a être largement diffusé. La nouvelle édition vidéo en DVD et, surtout en Blu-ray, qui vient d’être mise sur le marché met bien évidemment les petits plats dans les grands avec, outre le film, un camion citerne de suppléments qui confirment le savoir faire nord américain en matière de recyclage d’archives.

Tout cela ne serait rien, ou plutôt pas grand-chose, si le long métrage qui a su si bien vider les plages dans les années 70, n’avait bénéficié d’une restauration réservée aux chefs d’œuvres (ce que Jaws est dans son genre). Bain de jouvence pour le négatif original, numérisation, nettoyage méticuleux, réétalonnage, nouvelle bande-son multicanal… Avec un résultat sur l’écran qui rivalise, et même surpasse selon les restaurateurs et un Spielberg visiblement très satisfaits, les copies exploitées dans les salles de cinéma. Même en première vision.

Malgré cette rénovation impeccable, Les dents de la mer n’a t-il pas pris le coup de vieux guettant toute fiction qui a plus de 10 ans d’âge? Certes shorts, sandales, voitures, maillots de bains et absence d’Internet datent fortement le film qui a lancé aux USA la mode des blockbusters estivaux. La maestria de la mise en scène de Spielberg, sa direction d’acteurs et son redoutable sens de construction dramatique empêchent cependant le thriller aquatique de rejoindre la cohorte de films de genre dépassés par les nouvelles technologies.

Trente sept ans plus tard, si le capricieux requin mécanique qui a tant donné de mal à Spielberg et son entourage paraît parfois pataud, subsiste surtout l’aimable impression d’aisance, de virtuosité et de totale efficacité. (Le Matin)

(Créé: 15.08.2012, 14h50)
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