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Télévision Giacinta de «Top chef»: «Je skie à Crans-Montana depuis toute petite»

La jeune Italienne Giacinta Trivero est la dernière femme encore en lice dans le télécrochet culinaire. Elle était de passage à Yverdon-les-Bains.

Invitée à Yverdon par le cuisiniste Veneta Cucine, Giacinta Trivero a cuisiné en direct devant une foule de gourmands et d'admirateurs.

Invitée à Yverdon par le cuisiniste Veneta Cucine, Giacinta Trivero a cuisiné en direct devant une foule de gourmands et d'admirateurs. Image: Yvain Genevay/LMS

À voir

«Top chef» - saison 8, mercredi à 21h sur M6.

Onzième semaine de concours pour les quatre candidats encore en lice. Au terme de l'émission, trois accèderont à la demi-finale.

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«Ciao!» Dès le premier contact, Giacinta Trivero a la chaleur et l’énergie que les amateurs de «Top Chef» voient tous les mercredis soir devant leur écran. Depuis mercredi, elle est qualifiée pour les quarts de finale du célèbre télécrochet culinaire de M6. Et elle était jeudi à Yverdon-les-Bains (VD) pour l’inauguration du nouveau showroom du cuisiniste Veneta Cucine. Joli parcours pour la dernière femme en lice de l’émission, quand on sait que c’est une amie qui l’a inscrite au casting. «Je suivais «Top Chef» à ses débuts, pendant que j’étudiais la cuisine. Mais, après mon séjour à l’étranger, je ne savais même pas qu’elle existait encore. En plus, pour moi, c’était vraiment un concours pour les très grands chefs, les chefs étoilés. Sans compter que je n’avais pas touché un couteau depuis deux ans quand la production m’a contactée.»

Institut Paul Bocuse

Dans l’émission en effet, Giacinta est présentée comme gérante d’un hôtel en Italie pendant que ses «adversaires» sont tous aux commandes de leur restaurant ou chefs de partie dans de prestigieux établissements. Mais, que l’on ne s’y trompe pas, l’Italienne a un solide bagage culinaire. Construit grâce à une bonne dose de rencontres et d’occasions saisies et une curiosité à toute épreuve. «Je suis une épicurienne, j’ai toujours aimé manger. Dans ma famille, c’est très important. Mais je ne pensais pas en faire mon métier.» Sur le point de passer un bac scientifique à Rome, Giacinta travaille comme commis en extra dans les cuisines de l’hôtel familial pendant quelques mois. Et c’est le déclic. «J’ai compris que c’est ce que je voulais faire de ma vie. Mais ma mère a insisté pour que je passe mon bac avant.» Le précieux diplôme en poche, elle se met à la recherche d’une école à la hauteur de sa passion. C’est alors qu’elle découvre l’Institut Paul Bocuse de Lyon. Elle ne parle pas le français et la sélection drastique d’entrée se fait grâce à un entretien de motivation. Qu’à cela ne tienne, Giacinta décroche un diplôme français puis convainc le prestigieux établissement de la prendre. Menton, Courchevel, Evian: la jeune cheffe multiplie les stages et les restaurants étoilés.

Très attachée à ses racines et grande amoureuse des légumes, Giacinta a préparé un risotto aux asperges, en texture. Photo: Yvan Genevay/LMS

En 2013, formation terminée, elle rêve de voyages. Ça sera l’Australie, qui délivre des visas de travail pour un an. Dans un établissement de Sydney, elle apprend aux côtés d’un chef qui travaille tous ses produits de A à Z. «On faisait notre pain, notre charcuterie, nos conserves, on ne travaillait que des produits frais. Toutes les techniques un peu folles que j’ai utilisées durant «Top Chef» me viennent de cette période.» De retour en France, Giacinta fait la connaissance d’un glacier corse qui cherche à ouvrir un commerce à Monaco. Il lui demande de superviser cette ouverture. «Je n’y connaissais rien en glace. C’est un métier à part comme boulanger ou pâtissier. Mais je suis hypercurieuse. Alors j’ai appris. On a travaillé des produits incroyables comme des sorbets aux huîtres, à l’eau de mer, au champagne, c’était magique.»

Aux côtés d’Hélène Darroze

Mais l’Italie finit par manquer à la jeune femme, qui revient épauler sa famille aux commandes de l’hôtel. Terminée la cuisine, sa carrière prend un tournant managérial durant deux ans. Jusqu’à «Top Chef». «Je ne voulais pas y aller. Je trouvais que je n’avais pas le niveau. Mais la production m’a convaincue. Et aujourd’hui je ne regrette pas du tout. L’émission m’a redonné le goût de la cuisine.» Courtisée par les trois membres du jury à l’issue de la première émission, c’est Giacinta qui a pu choisir d’intégrer l’équipe d’Hélène Darroze. «Elle est fantastique, elle croit plus en moi que moi-même depuis le début. Je ne serais jamais arrivée aussi loin sans elle.» Si elle est la dernière femme en lice, elles n’étaient que trois au début du concours. «Je crois que les femmes n’osent pas encore assez participer à des concours, se mesurer aux hommes. C’est vrai que ça reste très dur dans une brigade. J’ai travaillé dans des cuisines où j’étais la seule femme parmi 30 hommes. Avec des comportements et des remarques parfois très difficiles à vivre. J’ai beaucoup pleuré. J’aimerais que les jeunes filles d’aujourd’hui qui choisissent ce métier n’aient pas à vivre la même chose que moi.

Heureusement, les mentalités changent dans la jeune génération de chefs. Mais certains réflexes ont la vie dure. Il y a par exemple des gens qui disent que, si je suis encore dans l’émission malgré beaucoup d’épreuves de dernière chance, c’est parce que je suis une femme. On ne dit jamais ça d’un homme. C’est comme «cuisine féminine». Je ne supporte pas cette expression! Mettre deux fleurs sur une assiette ça en fait un plat féminin?» Femme ou pas, les propositions de travail affluent pour Giacinta. Qui veut se laisser le temps de participer à différents projets avant d’ouvrir son établissement. «Pour l’instant, je veux profiter de ma famille, dont mon frère qui habite à Genève. J’aime beaucoup la Suisse, je skie à Crans-Montana depuis toute petite parce que ma grand-mère y a un chalet. D’ailleurs je rêve d’une fondue avant de repartir.» (Le Matin)

Créé: 03.04.2017, 06h45

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