Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 14:56

Télévision Au rancart, les speakerines!

Dimanche, ce sera la fin de leur longue histoire avec la RTS, commencée en 1954. Certains regrettent déjà ces visages familiers qui incarnaient la chaîne.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La nouvelle est tombée tel un couperet en novembre dernier: la RTS a décidé de se passer de celles qui entrent dans le salon des Romands depuis 1954, année de la diffusion des premières émissions publiques. Ce dimanche à 20?h sur RTS Deux, on vivra donc la fin d’une époque en compagnie de Patricia Mollet-Mercier qui présentera pour la dernière fois les programmes de «votre télévision». Pour justifier cette décision, Gilles Pache, directeur des programmes, affirme que «les speakerines étaient devenues anachroniques» et que «leurs interventions se réduisaient comme peau de chagrin». Il est vrai que les Français les ont abandonnées depuis 1993. Mais les nostalgiques, comme Ana Markovic, ex-speakerine regrettent leur disparition.

OUI

«On n’attend plus la speakerine pour connaître les programmes »

Mara Sorbera, Responsable de la programmation RTS

TTM: Avec le départ des speakerin(e)s, la RTS ne va-t-elle pas se déshumaniser?

MS: Non. Elles n’apparaissent qu’une ou deux fois par jour, à peine plus d’une minute, et par conséquent, elles n’incarnent plus vraiment le visage de la chaîne. Nos porteurs d’images, Darius Rochebin, Isabelle Moncada et les autres, amènent déjà cette touche d’humanité.

TTM: Que répondez-vous à ceux qui vont les regretter?

MS: Qu’ils se raccrochent à des souvenirs: ils se rappellent de Claudette ou de Madeleine, mais ne peuvent pas citer une recrue actuelle. On n’attend plus la speakerine pour connaître les programmes, car les moyens modernes d’information les ont remplacées. Cette suppression ne changera pas grand-chose.

NON

«On aurait pu les garder. Il suffisait simplement de redéfinir leur rôle »

Ana Markovic, Speakerine à la RTS de 2006 à 2011

TTM: La suppression des speakerin(e)s sur la RTS était-elle vraiment inéluctable?

AM: Non. Je pense qu’avec un peu d’imagination, on aurait pu les garder à l’antenne. Il suffisait de redéfinir leur rôle, de ne plus miser sur la speakerine décorative et leur proposer, par exemple, de jouer des saynètes dans l’esprit de Canal+ pour rendre leurs interventions plus ludiques. Je me serai bien vue annoncer un western avec un chapeau de cow-boy. Pourquoi pas?

TTM: Vous ne pensez pas que ce métier est devenu désuet?

AM: Pas du tout. Je voyage beaucoup et j’ai constaté que les speakerines étaient encore très populaires en Asie, en Europe de l’Est ou dans les pays nordiques où elles ne se contentent pas d’annoncer les programmes. (Le Matin)

(Créé: 22.08.2012, 16h27)
Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.