ACCUEIL 21.10.2014 Mis à jour à 03h58

Grosse fiesta pour le 50 ans d'Intervilles

TÉLÉVISION

Intervilles, le jeu mythique et populaire longtemps animé par Guy Lux et Léon Zitrone, fête ses cinquante ans samedi sur France 2. Une unique soirée entre nostalgie et rap mixé par le DJ américain Big Ali.

Mis à jour le 29.06.2013 1 Commentaire

Image: DR

Intervilles 1991

Le dernier Big Ali en date

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

«C'est one shot, une émission exceptionnelle: on n'en fera pas d'autres», déclare à l'AFP une porte-parole de France 2, Caroline Larriau.

L'émission, qui démarre à 20h45 et dont la présentation est confiée à Olivier Minne, ainsi qu'à Tex et Nathalie Simon, a quitté les écrans en 2009, après plusieurs tentatives de relance sur plusieurs chaînes et avec divers présentateurs. Samedi, les jeux seront suivis d'une longue célébration animée entre autres par Julien Lepers, Patrice Laffont, Philippe Candeloro, Nelson Monfort...

Fondé sur un affrontement amical entre deux villes à travers une série d'épreuves physiques sur terre, dans l'eau et dans les airs, sans oublier l'inévitable épreuve des vachettes landaises, ce jeu a-t-il encore un avenir? Comme lors de la mythique première finale du 19 juillet 1962, la ville de Dax affrontera samedi Saint-Amand-les-Eaux. Mais, pour les producteurs, là s'arrête le flash back. Ils sont allés chercher le DJ Big Ali, qui a pour réputation de «mettre le feu» partout où il passe, mais avoue n'avoir jamais entendu parler d'Intervilles...

Mistral Production a concocté aussi «un dispositif inédit sur second écran animé par une star du web: le lancement de Vachette TV» permettant aux téléspectateur d'«influencer cet événement». «Une animation live et un jeu-concours simple et ludique disponible sur Vachette.TV, que les téléspectateurs pourront suivre sur leur second écran: web site, mobile, tablette», dit Sébastien Menard, directeur général de Mistral Production. Il s'agit «de fédérer tous les publics et toutes les générations», ajoute-t-il.

Un grand écart qui, pour le spécialiste du langage des médias Jean Véronis, professeur de linguistique à l'université d'Aix-Marseille, ressemble à «une erreur de casting». «Intervilles parle à une génération qui a connu le général De Gaulle, le Tour de France en noir et blanc et la 2CV sur la Nationale 7», explique-t-il. «S'ils voulaient de l'audimat, il fallait faire dans la nostalgie et prendre Michel Drucker!», dit-il à l'AFP. «Les villes rurales ont été désertées et ont une population très âgée: le tissu social qui permettait de faire ça n'existe plus», poursuit ce spécialiste du langage des médias. «Les jeunes qui écoutent Big Ali sont... en banlieue des grandes villes». Bref, nous sommes loin de l'époque où la France entière s'arrêtait pour regarder cette émission, copiée sur l'italienne «Campanile Sera» et vite devenue un phénomène de société. Et où même le général De Gaulle, recevant Konrad Adenauer au château de Rambouillet, n'hésitait pas à s'éclipser pendant une heure pour ne pas la rater.C'était la période dorée Guy Lux-Léon Zitrone (1962-1990). Intervilles mettra quatre ans à revenir, en 1995, sur TF1 et la chaîne privée finira par y renoncer: audimat insuffisant. Relancée en 2004 avec Nagui sur France 2, passée en 2006 sur France 3, Intervilles est arrêtée en 2009, malgré de grands changements et un budget réduit de 30 %. France 3 renonce même à fêter les cinquante ans en 2012: seul un livre, «Génération Intervilles» est publié, avant que France 2 ne se rattrape une année plus tard.

Samedi, le temps d'une soirée, tout semble pourtant pouvoir reprendre. Le maire de Dax, Gabriel Bellocq, a déjà été piégé par une caméra cachée: il semble qu'il ait su conserver tout son flegme. Même la polémique de 1996 sur le traitement réservé aux vachettes menace de reprendre. «Les bovins sont des animaux sensibles, là on les trimballe d'une ville à une autre, dans des camions de transport et un stress permanent, avant de les lâcher dans des arènes où ils seront ridiculisés», a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, Christophe Marie. «Les vachettes seraient bien mieux dans un pré, alors qu'on leur fiche la paix». (afp/Le Matin)

Créé: 29.06.2013, 10h27

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

1 Commentaire

Guillaume Croset

29.06.2013, 19:29 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 1

En effet, il est plutôt big, Ali. Ou carrément fat, c'est selon. Répondre



Sondage

Un Fribourgeois reçoit le Merlin Award: la magie vous fait-elle encore rêver?





Sondage

Le passage à l'heure d'hiver, c'est le 26 octobre prochain. Ça vous dérange?





Super héros, Louis Vuitton, fleuri, à poids... Les meilleurs du web!