Vendredi 2 décembre 2016 | Dernière mise à jour 20:33

Télévision Trop d’«Experts», ça lasse?

En tout, 15?épisodes des «Experts» sont diffusés cette semaine sur RTS Un et TF1: de quoi risquer l’overdose? Aux USA, le matraquage a conduit à la fin de «Miami».

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Victimes d’une érosion de l’audience, les héros de la série «Les experts: Miami» ont raccrochés leurs insignes, le 8 avril, à l’issue du dernier épisode de la 10e saison diffusé sur la chaîne américaine CBS. Les fidèles de la série créée par Jerry Bruckheimer en 2002 n’étaient plus que 10,84 millions à suivre les enquêtes d’Horatio Caine, contre 19 millions lors de la saison de tous les records, en 2004. A qui la faute? Eva La Rue, alias Natalia, accuse les chaînes (lire ci-dessous). «Elles ont tué la poule aux œufs d’or en matraquant les «Experts», ce qui a lassé les fans!» Les 130?000 Romands qui suivent en moyenne les trois déclinaisons de la franchise sur RTS Un, et les 50?000 qui se rattrapent sur TF1, ne vont-ils pas finir par en avoir assez?

OUI

«Tout le genre est menacé, car les gens en ont marre de voir des flics»

Eva La Rue, Natalia dans «Les experts: Miami»,depuis 2005

TTM: Pensez-vous que l’arrêt des «Experts: Miami» est dû à la lassitude du public?

ELR: Bien sûr. Au fil des ans, les trois versions des «Experts» ont connu un tel succès, que tout le monde a voulu nous copier. Chaque semaine, les fans avaient droit à leur ration d’«Experts», de «NCIS», de «Bones», d’«Esprits criminels». Les chaînes ont exploité le filon jusqu’à saturation. Aujourd’hui, tout le genre est menacé, car les téléspectateurs en ont marre de voir des flics tous les soirs.

TTM: Votre plus grand regret?

ELR: Nous avons appris la suppression de la série au dernier moment, trois semaines avant le tournage du dernier épisode. J’étais amère, car nous n’avons pas eu le temps de nous dire au revoir correctement.

NON

«Finalement, ce qui compte, c’est de raconter de bonnes histoires»

Dick Wolf, Producteur, notamment, de «New York unité spéciale»

TTM: Y a-t-il trop d’«Experts» et de séries policières?

DW: Non, car finalement, ce qui compte, c’est de raconter de bonnes histoires. Les gens ne se lasseront jamais de ce genre qui fait les beaux jours de la télé depuis la nuit des temps. Il suffit de renouveler l’écriture: pour «New York unité spéciale», j’ai engagé de nouveaux scénaristes afin de dynamiser les intrigues. Et même si les «Experts: Miami» tirent leur révérence, les deux autres franchises viennent d’être reconduites. Le polar n’est pas mort, loin de là!

TTM: Comment envisagez-vous l’avenir dans ce domaine?

DW: Il faut s’éloigner des clichés, casser les codes, comme je m’apprête à le faire avec «Lost & Found», une série policière qui véhicule un humour très décalé.

(Le Matin)

(Créé: 21.06.2012, 16h02)
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