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Amendes record pour Credit Suisse aux USA

«Dark Pool»

Le gendarme de la bourse américaine a sévi. Crédit Suisse devra verser 84,3 millions de dollars. La banque Barclay est aussi épinglée.

Mis à jour le 01.02.2016 1 Commentaire
Crédit Suisse, à Zurich en 2014.

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Image: Keystone

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Le Credit Suisse sur le gril aux USA (septembre 2012 - septembre 2014)

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La banque suisse devra s'acquitter d'une amende record de plus de 2,815 milliards de dollars (2,51 milliards de francs). Le Credit Suisse a dû plaider coupable d'aide à l'évasion fiscale.

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Credit Suisse écope d'une amende record aux Etats-Unis. Le numéro deux bancaire helvétique doit verser 84,3 millions de dollars (86,3 millions de francs) pour solder des accusations de malversations dans le courtage alternatif («dark pool»). La filiale américaine de la banque britannique Barclays devra quant à elle verser une amende de 70 millions de dollars.

Il s'agit des «pénalités les plus fortes» jamais ordonnées dans des enquêtes concernant les opérations de courtage alternatif, a indiqué dimanche soir la SEC, gendarme de la bourse américaine.

«Ces affaires sont parmi les plus récentes d'une série d'actions répressives concernant les dark pools et autres systèmes de courtages alternatifs», a commenté Mary Jo White, présidente de la SEC, citée dans le communiqué. L'institution «continuera de faire la lumière» sur ces plates-formes de courtage opaques «afin de mieux protéger les investisseurs», a-t-elle poursuivi.

Credit Suisse satisfait

Les «dark pools», ou places de courtage alternatif, sont des marchés anonymes où s'échangent des milliards de dollars par jour en transactions de gré à gré. Le prix et les identités du vendeur et de l'acheteur ne sont connus qu'une fois l'opération conclue.

Credit Suisse s'est montré satisfait de l'accord. Il permet de boucler le contentieux avec la SEC et le procureur général de New York, a expliqué à l'ats une porte-parole. L'établissement avait en outre mis de côté des provisions en vue de couvrir les frais du litige, a-t-elle indiqué.

La banque a en outre déjà pris une série de mesures en accord avec les autorités américaines pour éviter de nouvelles amendes en relation avec des dark pools. Elle donne désormais davantage de détails sur l'exploitation de ces plates-formes.

«Le prix fort» à payer

«Les dark pools ont un rôle important sur la place des échanges boursiers aujourd'hui», a souligné le directeur de l'exécution de la loi de la SEC, Andrew Ceresney. «Les firmes qui font fonctionner ces plates-formes doivent s'assurer qu'elles ne font pas de déclarations erronées à leurs clients à propos de ces opérations», a-t-il ajouté.

Il a précisé que ces amendes record «impliquant deux des plus importantes plates-formes de courtage alternatif du marché montrent que les établissements paient le prix fort lorsqu'ils trompent leurs clients».

La SEC et le ministère de la Justice de New York accusaient notamment le numéro deux bancaire helvétique d'avoir favorisé certains traders au détriment d'autres participants, de ne pas avoir divulgué le prix des actions échangées et de ne pas avoir révélé les règles de fonctionnement de sa plate-forme d'échanges.

Traders de haute fréquence

Dans le détail, Credit Suisse Securities (USA) a accepté de payer une amende de 30 millions de dollars à la SEC, 30 autres millions aux services du procureur général de New York ainsi que 24,3 millions d'autres droits à la SEC, soit un total de 84,3 millions.

Barclays paiera pour sa part 35 millions de dollars à la SEC et 35 millions aux services du procureur général de New York, soit un total de 70 millions.

Les régulateurs américains ont lancé plusieurs enquêtes sur la transparence et les avantages éventuels que ces plates-formes accordent aux traders de haute fréquence. Ces participants utilisent des systèmes automatisés pour échanger des actions instantanément alors que d'autres intervenants n'y ont pas accès.

En janvier, le numéro un bancaire suisse, UBS, a été de son côté condamnée à une amende de 14,4 millions de dollars pour avoir privilégié des traders de haute fréquence. (afp/nxp)

Créé: 01.02.2016, 01h17

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1 Commentaire

Jean SACHI

01.02.2016, 18:54 Heures

La magouille interbancaire est sans limite, les chiffres d'affaires dégagés ainsi que les revenus subséquents ne sont jamais indiqués au public, sinon on verrait à quel point ces amendes sont risibles. Répondre



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