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Coop et Manor veulent l'euro à au moins 1,30 franc

franc fort

Afin de lutter contre le tourisme d'achat dans les zones frontalières, Coop et Manor demandent une nouvelle intervention de la Banque nationale suisse (BNS) pour affaiblir encore le franc.

Mis à jour le 02.01.2012 25 Commentaires
Le patron de Coop Joos Sutter,saluerait un cours plancher arrêté à 1,30 franc.

Le patron de Coop Joos Sutter,saluerait un cours plancher arrêté à 1,30 franc.
Image: Keystone

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«Tant que que l'euro ne vaudra pas 1,30 franc, le commerce de détail souffrira d'un désavantage compétitif vis-à-vis de l'étranger», a indiqué Bertrand Jungo, patron de Manor, dans une interview accordée au SonntagsBlick. C'est pourquoi il se dit convaincu de la nécessité d'une nouvelle action de la BNS.

Son homologue de Coop, Joos Sutter, a délivré un message identique dans les colonnes de la SonntagsZeitung. «Mesuré au pouvoir d'achat, un cours de 1,20 franc pour un euro apparaît encore trop bas. Un taux de change minimum fixé à 1,45 franc nous aiderait».

«Mais un tel niveau n'est pas réaliste», admet le successeur de Hansueli Loosli depuis septembre dernier à la tête du groupe bâlois. «Nous ne sommes pas naïfs, en revanche nous saluerions un cours plancher arrêté à 1,30 franc.»

Achats transfrontaliers

Au-delà de l'attrait de la force du franc pour aller effectuer ses achats en zone frontalière, les patrons de Coop et Manor plaident en faveur d'un allongement des heures d'ouverture en Suisse. Joos Sutter parle d'une nécessité pour répondre à l'offre existant de l'autre côté de la frontière.

Etabli également à Bâle, Manor prend l'exemple des ouvertures en Allemagne. «En décembre, des magasins y étaient même ouverts jusqu'à minuit», constate Bertrand Jungo, pour qui du coup les clients peuvent passer la frontière une fois les enseignes bâloises fermées.

Bertrand Jungo ne demande pas une libéralisation totale en Suisse, mais la possibilité de laisser ouverts les magasins jusqu'à 20 heures du lundi au samedi. Pour sa part, Joos Sutter propose de diminuer le montant de 300 francs autorisé actuellement pour les achats de produits alimentaires à l'étranger.

(ATS/Newsnet)

Créé: 02.01.2012, 12h39

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25 Commentaires

jeff duprez

02.01.2012, 13:05 Heures
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Inadmissible, les distributeurs refusent de diminuer leurs marges actuelles et scandaleuses de 30%, ont la flemme (ou des intérêts financiers) de se battre avec les fabricants/importateurs pour des prix normaux et ils demandent que se soit le gouvernement qui protège leurs marges de 30%! Dans ce cas on devrait aussi leur interdire d'engager des frontaliers qui font baisser les salaires des CH! Répondre


Peter Pumpkinhead

02.01.2012, 13:13 Heures
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Ok, donc après avoir obtenu le "Cassis de Dijon" pour faciliter l'import depuis l'Europe, il veulent maintenant des mesures de protectionnisme pour les autres? Pourquoi pas un impôt pour sur les gens qui n'achètent pas chez eux qui financerait la BNS pour qu'elle puissent augmenter leurs marges? Répondre