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Il faut mettre un prix sur les écosystèmes naturels

Développement durable

La croissance durable, notamment dans les pays en développement, n’ira pas sans la valorisation des biens naturels. Une position défendue par la Banque mondiale dans un rapport publié mercredi.

Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 09.05.2012 1 Commentaire
L’Inde souhaite devenir le premier pays de la planète à publier les compte de sa richesse naturelle en plus de mesures financières comme le PIB.

L’Inde souhaite devenir le premier pays de la planète à publier les compte de sa richesse naturelle en plus de mesures financières comme le PIB.
Image: Keystone

Magrove en Thaïlande

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Forêts, tourbières, régions côtières: donner une valeur économique aux écosystèmes naturels est un passage obligé pour permettre un développement économique durable, juge la Banque mondiale.

Dans un rapport présenté mercredi, l’institution y voit une manière pour les pays de ne pas hypothéquer leur potentiel de croissance par la destruction de biens naturels. Et d’éviter la destruction des ressources en eau, la pollution de l’air, des rivières et des sols.

Citée par le Guardian, une responsable du développement durable à la Banque mondiale juge que les schémas de croissance suivis ces dernières décennies ne sont pas durables. Pointées du doigt: les dégradations environnementales qu’ils induisent.

La Thaïlande en exemple

Exemplaire de la démarche envisagée, Rachel Kyte cite la Thaïlande. Son gouvernement a cherché à mettre un prix sur les mangroves du pays. Un exercice instructif.

Couper le bois de ces forêts les pieds dans l’eau rapporte moins de 1000 dollars par hectare. Les détruire pour faire place à l’élevage de crevettes génère 10'000 dollars. Par contre, leur maintien, en raison de leur rôle de protection contre les inondations, peut être évalué à plus de 16'000 dollars par hectare.

A ce stade, bien peu de pays ont entrepris de telles évaluations, regrette la Banque mondiale. Mais elle estime que les pays riches pourraient par exemple conditionner leur aide à ce genre de pratiques.

D’autant que le coût des catastrophes naturelles a augmenté ces dernières années. On a même enregistré un record l’an dernier. Les pays donateurs pourraient donc se montrer réticents à soutenir les pays désintéressés par la protection de leur environnement. Et qui souffrent de dégâts accrus.

Vers un «PIB plus»

Mais la conditionnalité ne doit pas justifier cette comptabilité du capital naturel, précise Rachel Kyte. Les pays auraient simplement tout intérêt à dépasser le seul PIB pour mesurer la croissance économique.

Pour la spécialiste, le PIB reste une mesure clé. «Il est capital que nous parlions croissance – pas de croissance zéro, de réduire la croissance ou de décroissance. C’est fondamental pour les pays en développement. Ils ont besoin de taux de croissance de 6% ou plus en terme de PIB chaque année pour répondre à leurs besoins.»

Mais Rachel Kyte soutient l’idée d’un «PIB Plus», qui prendrait en compte le capital naturel. Comme la rappelle le Guardian, l’Inde a indiqué en 2010 vouloir devenir le premier pays de la planète à publier les compte de sa richesse naturelle en plus de mesures financières comme le PIB. Une percée attendue pour 2015. (Newsnet)

Créé: 09.05.2012, 17h12

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1 Commentaire

Lupo Pércieux

09.05.2012, 20:05 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Enfin et bravo ... mais ne pas s'arrêter en si bon chemin, il faut faire payer la nature et la terre pour tout ce qu'on lui prend de précieux et non renouvelable ... Répondre



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