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L'Espagne refroidit les marchés

Bourses européennes

La défiance était de retour lundi sur les principales places financières. Les inquiétudes à propos de l'Espagne ont repris le dessus après un bref soulagement engendré par la victoire de la droite pro-européenne aux élections en Grèce.

Mis à jour le 18.06.2012 3 Commentaires
La Bourse de Madrid a perdu près de 3%.

La Bourse de Madrid a perdu près de 3%.
Image: AFP

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Après avoir ouvert en hausse, la tendance s'est rapidement retournée sur les marchés boursiers européens. A la clôture, le constat est sévère. Madrid cède 2,96%, Milan 2,85% et Paris réussit à limiter les dégâts (-0,69%). Londres et Francfort grignotent respectivement 0,22% et 0,30%. De son côté, Zurich termine en hausse de 0,46%.

Après un bref répit à l'ouverture, les taux d'emprunt de l'Espagne ont franchi un nouveau record à plus de 7%, un seuil jugé insoutenable sur la durée. Les rendements italiens s'envolaient, quant à eux, au-delà des 6%. Et l'euro reculait face au dollar à 1,2582 dollar contre 1,2644 dollar vendredi soir.

La victoire à l'arraché de la droite pro-euro aux législatives en Grèce dimanche, qui éloigne temporairement le spectre d'une sortie du pays de la zone euro, n'a pas suffi à rassurer. «Les élections grecques datent (déjà) d'hier, aujourd'hui, il s'agit des taux d'emprunt espagnols», résume Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

L'économie ibérique connaît des problèmes importants, en particulier le manque d'accès au crédit et un taux de chômage élevé de près de 25%. L'annonce du prêt européen qui sera accordé aux établissements bancaires de la péninsule est loin d'avoir calmé les esprits.

Rien ne change

Madrid devra demander entre 60 et 65 milliards d'euros à ses partenaires européens pour renflouer ses banques, selon le rapport préliminaire des deux cabinets d'audit chargés d'inspecter leurs comptes, auquel a eu accès le quotidien espagnol ABC. Mais, d'après certaines rumeurs, les besoins en recapitalisation pourraient être bien supérieurs.

Quant à la Grèce, rien n'a vraiment changé aux yeux des opérateurs. Le pays se retrouve «au point où il en était avant» le scrutin du 6 mai qui avait vu la victoire des partis anti-euro, prévient Yoshikiyo Shimamine, analyste au Dai-ichi Life Research Institute à Tokyo.

Athènes risque «une spirale de politiques d'austérité» qui plombera encore davantage l'économie, prévient l'analyste. Pour Philippe Waechter, directeur des études économiques chez Natixis AM, il faut au plus vite que les partenaires européens entament «des négociations pour discuter du montant de la dette grecque, des intérêts payés et des objectifs budgétaires fixés afin de rendre l'ensemble soutenable à moyen terme».

L'objectif est de limiter le risque d'instabilité sociale dont profiterait certainement Syriza, le parti de gauche anti-austérité arrivé deuxième aux élections.

Eventuels délais

Dès dimanche soir, Berlin a d'ailleurs envoyé un signal en ce sens. Le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a évoqué d'éventuels «délais» dans la mise en oeuvre du programme de réformes négocié par Athènes avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

«D'énormes défis attendent encore le pays», avertit Erik Nielsen, chef économiste à UniCredit. L'analyste rappelle notamment que les retraits d'argent en Grèce se sont grandement accélérés depuis le 6 mai, «atteignant selon la presse locale deux milliards d'euros pour les seules journées de jeudi et de vendredi».

«Les prochains jours seront décisifs sur la mise en place ou non d'un contrôle des capitaux» qui restreindrait les sorties de liquidités du pays, souligne Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC.

Dans l'immédiat, un premier soulagement pour les investisseurs passerait par le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de la troïka (UE-BCE-FMI), estime Erik Nielsen. Il faut aussi que lors du sommet européen qui va se tenir à la fin du mois on puisse offrir «une carotte aux responsables grecs en leur proposant des financements modestes afin de relancer la croissance», ajoute-t-il. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 18.06.2012, 18h59

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3 Commentaires

LaBourse OuLaVie

18.06.2012, 19:45 Heures
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Purée, on à eu peur des élections Grecques pendant trois mois, et le soulagement ne tiens que quelques heures ... c'est désespérant ! Les bourses ne servent plus à rien, allez hop, on ferme :-) Répondre


Jean-Paul Costantini

18.06.2012, 21:39 Heures
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Une seule bourse m'inspire confiance: la mienne. Le reste sert à faire stresser les traders, à vendre du café et des boissons énergisantes. Toutes les trouilles actuelles viennent des mouvements incessants d'actions, de fric, de dévaluations, de prise de bénéfice, de magouilles en tout genre, avec pour corollaire l'augmentation des produits de première nécessité que certains ne peuvent plus payer. Répondre



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