La BNS et les banques se préparent aux taux négatifs
Crise de la zone euro
—Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 29.05.2012 3 Commentaires
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En décembre, le Conseil fédéral s'était dit prêt à étudier l'introduction de taux d'intérêts négatifs sur les placements en francs suisses. Alors plutôt théorique, ce scénario paraît aujourd'hui plausible dans l'optique d'un effondrement partiel de l'Union monétaire européenne.
La Confédération a ainsi mis sur pied un groupe de travail autour du président de la Banque nationale suisse (BNS) pour se préparer à une telle éventualité. «Des scénarios sont envisageables, dans lesquels l'ensemble du système bancaire européen pourrait être menacé», a déclaré en substance son président Thomas Jordan, dimanche dans une interview accordée à la SonntagsZeitung.
Si tel devait être le cas, des mesures seraient nécessaires pour contrôler les flux de capitaux. Parmi les scénarios envisagés figure l'introduction de taux d'intérêts négatifs sur les placements en francs suisses. Autrement dit, qui voudrait détenir des francs suisses devrait payer pour le faire. Le prélèvement d'une taxe est aussi envisagé.
Préparatifs et simulations
Le même jour, le Sonntagsblick s'est fait l'écho de préparatifs en cours dans plusieurs banques suisses. «Nous avons procédé ces derniers mois à des adaptations techniques de sorte à être prêts en cas d'introduction de taux négatifs», a admis le porte-parole de la Banque cantonale de Zurich.
D'autres banques, à l'instar d'UBS, (UBSN 17.32 -3.78%) disent être d'ores et déjà prêtes à cette éventualité. La Neue Aargauer Bank dit même avoir exercé le scénario avec sa maison-mère, le Credit Suisse. (CSGN 28.1 -3.54%)
Prévenir les effets collatéraux
L'exercice doit permettre de jongler avec des taux négatifs et tenir compte du fait que la finance et l'économie suisses sont beaucoup plus imbriquées au niveau international qu'elles ne l'étaient il y a 35-40 ans.
Dans les années 70, la BNS avait en effet déjà imposé des taux négatifs sur les placements en francs suisses de non-résidents. Cette mesure avait permis de contenir la très forte demande de francs suisses qui avait fait suite à la décision des Etats-Unis d'abandonner la convertibilité du dollar en or et à celle des Etats industrialisés d'Europe de laisser flotter leur monnaie.
Pour éviter de devoir payer un intérêt négatif, alors prélevé par les banques sous la forme d'une commission , les investisseurs d'alors avaient accumulé du cash. La demande pour les billets de 500 et de 1000 francs suisses avaient littéralement explosée. De même celle pour les placements immobiliers. (Newsnet)
Créé: 29.05.2012, 17h17
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3 Commentaires
Genève et Zürich devront bien s'accrocher à leurs guichets, y a de la secousse sismique dans l'air ... Répondre
Va falloir ressortir les bas de laine... Répondre
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