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La BNS relève sa prévision de croissance

Politique monétaire

La Banque nationale suisse table sur une hausse du PIB de 1,5% tout en constatant un risque «exceptionnellement» élevé. Elle appelle l'UBS et le Credit Suisse à renforcer leurs fonds propres.

Mis à jour le 14.06.2012 4 Commentaires
Thomss Jordan, le nouveau président de la BNS.

Thomss Jordan, le nouveau président de la BNS.
Image: Keystone

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L’appréciation conjoncturelle de l’institut n’a que peu varié par rapport à mars, malgré un contexte de vive inquiétude sur la crise financière et la crise de la dette en zone euro. La BNS, jeudi à Berne par la voix de son nouveau président Thomas Jordan, continue de tabler sur «un lent redressement de l’économie mondiale».

Tout en conservant inchangée la marge de fluctuation du Libor à trois mois à 0%-0,25%, la BNS maintient également le cours plancher de 1,20 franc pour un euro fixé le 6 septembre 2011. «Ce cours est absolument nécessaire pour garantir la stabilité des prix et les conditions-cadre de l’économie suisse», a insisté Thomas Jordan.

Détermination réaffirmée

Alors que le franc subit toujours des pressions à la hausse, et demeure surévalué, le successeur de Philipp Hildebrand a répété la détermination de la BNS à faire prévaloir ce cours de référence. «En cas de besoin, nous sommes disposés à prendre en tout temps des mesures supplémentaires», a-t-il lancé à l’intention des marchés.

Le relèvement de la prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2012, à 1,5% contre 1% il y a trois mois, s’inscrit dans une tendance à un optimisme accru, après un premier trimestre plus fort qu’attendu. Quant au risque d’inflation, Thomas Jordan l’a qualifié d’inexistant avec une prévision à -0,5% cette année.

En publiant son rapport sur la stabilité financière, la BNS a mis en lumière une insuffisance de la dotation en fonds propres d’UBS et de Credit Suisse, en particulier pour la deuxième. Suite à l’injonction à poursuivre les efforts en la matière, les actions des deux grandes banques ont trébuché à la Bourse suisse.

Le titre Credit Suisse chute de 10%

Suite à l’injonction à poursuivre les efforts en la matière, les actions des deux grandes banques étaient sous pression à la Bourse suisse. A la clôture, le titre de Credit Suisse chutait de 10,5% tandis que celui d’UBS décrochait de seulement 0,3%, dans un marché lui- même en baisse. En réaction, les deux établissements ont trouvé sévère le jugement de la BNS qui, par l’entremise de son vice-président Jean-Pierre Danthine, a dit leur laisser douze mois pour corriger le tir.

Le représentant romand au sein de la direction générale a ensuite répété les craintes de la banque centrale face à l’accroissement des déséquilibres sur les marchés hypothécaires et immobilier en Suisse. La situation apparaît notamment alarmante pour le prix des appartements en propriété, a-t-il indiqué.

Dans certaines régions, comme l’Arc lémanique ainsi que les bords des lacs de Zurich et de Zoug, le constat de risque de bulle s’applique même à tous les segments du marché résidentiel. Jean- Pierre Danthine a par ailleurs vanté les vertus du volant anticyclique, qui sera à disposition à partir du 1er juillet.

Rejet du fonds souverain

L’instrument permettra aux autorités d’ajuster les exigences de fonds propres du système bancaire en fonction d’éventuels excès sur le marché des crédits. Au-delà, au vu du contexte hypothécaire euphorique, le «dynamisme» peut amener à surestimer la capacité de résistance des banques actives sur le marché indigène.

Thomas Jordan s’est encore exprimé sur un sujet très débattu ces derniers temps, à savoir l’idée de constituer un fonds souverain avec les réserves de change de la BNS. Avec la politique de cours plancher, l’institut d’émission a vu ses réserves gonfler pour dépasser les 300 milliards de francs à fin mai.

«Un fonds souverain ne revêt qu’un faible intérêt», a dit le président de la BNS. La mesure n’aiderait aucunement à affirmer le cours plancher de l’euro face au franc. «Seule notre détermination à acheter des devises en quantité illimitée est décisive à cet effet», a-t-il souligné. (ats/Newsnet)

Créé: 14.06.2012, 10h38

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4 Commentaires

Urbin Sato

14.06.2012, 16:07 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Il serait intéressant de connaître l'avis des économistes, des deux banques mises en cause, sur la politique de la BNS. Quand la BNS possèdera mille milliards d'euros et que celui ci s'effondrera définivement, on est en droit de se demander ce qui se passera ! Répondre


SurUn Nuage

15.06.2012, 17:40 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Et ils la redescendra avant la fin de l'Automne !!! Répondre