ACCUEIL 20.10.2014 Mis à jour à 11h33

La Bourse suisse a gagné du terrain en 2012

Places financières

Le Swiss Market Index (SMI) a progressé de 16% en 2012, malgré la crise et après deux années difficiles. Sur les 20 titres du SMI, 19 ont gagné du terrain, à l'image de Richemont dont l'action a bondi de 50%.

Mis à jour le 28.12.2012 2 Commentaires

Mots-clés

[Alt-Text]

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Après deux années difficiles, la Bourse suisse a rebondi en 2012, malgré un contexte économique pour le moins chahuté. L'indice des valeurs vedettes SMI a progressé de 16%, tandis que l'indice élargi SPI a gagné plus de 18%.

Le Swiss Market Index (SMI), qui réunit les 20 principaux titres de la Bourse suisse, se situait début janvier autour de 5950 points et finit l'année proche des 6900 points, après avoir franchi à nouveau brièvement la barre des 7000 points. Quant au SPI, il est passé de 5350 à un peu plus de 6300 points.

Sur les 20 titres du SMI, 19 ont gagné du terrain en 2012. Seule l'action du groupe bancaire privé zurichois Julius Baer voit rouge, accusant une baisse de plus de 11%. Le grand vainqueur est Richemont. Le groupe de luxe genevois a vu son action bondir de 50%. Suivent l'entreprise de biotechnologie bâloise Actelion et le réassureur zurichois Swiss Re, chacun avec un gain d'environ 40%.

Après des années 2010 et 2011 plutôt mauvaises pour les Bourses à travers le monde, l'exercice 2012 montre une reprise significative. Peter Bänziger, directeur des investissements auprès de Swisscanto, l'institut des banques cantonales spécialisé dans les fonds de placement et la prévoyance, identifie plusieurs raisons à ce rebond.

Bourse sous-évaluée

D'une part, la Bourse suisse était fortement sous-évaluée et il y a eu correction, explique-t-il. De l'autre, plusieurs événements survenus cette année ont apaisé les marchés.

Peter Bänziger cite l'accord sur le plan d'aide à la Grèce et le mécanisme européen de stabilité, les mesures de la banque centrale américaine (Fed) destinées à intensifier sa création monétaire ou encore la décision de la Banque centrale européenne (BCE) d'acheter des obligations d'Etats en difficultés si nécessaire.

Reste que la confiance dans la capacité des autorités politiques à résoudre les problèmes économiques en Europe est encore très faible, relève-t-il. "Mais les gens se sont habitués à cet état de crise permanente", estime Peter Bänziger.

Les marchés boursiers ont progressé, alors que la zone euro se trouve à nouveau en récession. Peter Bänziger explique cette évolution notamment par le fait que si les ventes des entreprises ont stagné, les bénéfices ont globalement positivement surpris. "Cela montre que les firmes gardent leurs coûts sous contrôle".

Secteurs sous pression

Les entreprises actives dans l'énergie, l'industrie ainsi que les banques sont particulièrement sous pression. Deux tiers des 50 plus gros perdants au SPI proviennent de ces branches. Ces entités ont toutes perdu plus de 10% de leur valeur.

Dans le détail, onze banques, onze entreprises industrielles et huit sociétés actives dans l'énergie figurent dans la liste des gros perdants. L'industrie a été touchée plus rapidement et plus fortement par la force du franc et le ralentissement économique, relève Peter Bänziger. Très volatiles, ces actions peuvent toutefois rapidement rebondir.

L'avenir du secteur énergétique est de son côté plus incertain que jamais avec la sortie progressive du nucléaire, ce qui a conduit les investisseurs à vendre, ajoute l'expert. Le climat est également difficile pour les banques privées. Les litiges fiscaux avec des pays étrangers provoquent des sorties de fonds et les nouvelles exigences réglementaires engendrent des coûts élevés.

Peter Bänziger se veut néanmoins positif sur l'évolution des marchés boursiers. Les Bourses européennes sont encore sous-évaluées, particulièrement l'Italie et l'Espagne. A ses yeux, les récentes données macroéconomiques en provenance des Etats-Unis et de la Chine incitent à l'optimisme. (ats/Newsnet)

Créé: 28.12.2012, 09h50

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

2 Commentaires

Michèle Herzog

28.12.2012, 11:54 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 2

Voilà deux questions à poser à M. Bänziger: 1. La bourse suisse aurait-elle gagné pareil terrain si la BNS n’avait pas manipulé son taux de change (PEG) ? 2. Quel aurait été le niveau des indices (SMI + SPI) de la bourse suisse si le taux Libor n’avait pas été manipulé, et si UBS n’avait pas joué avec le loyer du franc dès 2001 ?Merci d'avance pour vos réponses. Répondre



Super héros, Louis Vuitton, fleuri, à poids... Les meilleurs du web!