ACCUEIL 1.11.2014 Mis à jour à 08h55

Le G20 a surtout parlé de la crise en Europe et de la croissance

Sommet du G20

La croissance a été le maître-mot retenu par les chefs d’Etat du G20 réunis à Los Cabos, au Mexique, qui ont fait part de leur préoccupation pour l’économie européenne.

Mis à jour le 20.06.2012
Les dirigeants du G20 en plein travail.

Les dirigeants du G20 en plein travail.
Image: Reuters

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«Une croissance forte, durable et équilibrée reste la priorité numéro un du G20, car elle engendre une création d’emplois plus importante et accroît le bien-être des peuples dans le monde entier», affirme la déclaration commune publiée mardi à l’issue d’un sommet de deux jours.

Dirigeant le plus fraîchement arrivé au pouvoir au sein de ce groupe de pays riches et émergents, le président français François Hollande s’est félicité de ces conclusions. «Tout n’est pas parfait» et on est «parfois loin du compte, mais sur la croissance, le commerce, la volonté politique (...) en matière d’emploi», il y a eu «des avancées», a-t-il remarqué.

La conjoncture s’est nettement dégradée ces deux derniers mois pour l’économie de la planète. Le G20 a en particulier constaté «un regain de tension sur les marchés» en Europe. La dégradation continue de la santé de l’économie européenne depuis fin 2009 a été un sujet récurrent des derniers sommets du G20. Los Cabos n’y a pas échappé.

Obama rassuré

Le président américain Barack Obama a ainsi rencontré mardi les dirigeants de l’Union européenne membres du G20, à une dizaine de jours d’un sommet de l’Union européenne prévu à Bruxelles. Il a estimé que les Européens avaient conscience des enjeux et progressaient avec un «sens élevé» de l’urgence.

«Les marchés attendent de nous que nous coopérions plus étroitement», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a dit avoir «insisté sur le fait que nous avons besoin de plus d’Europe, et d’une coopération plus profonde» devant le G20.

La déclaration finale donne des pistes à l’Union européenne et à la zone euro pour améliorer les perspectives de son économie. Entre autres, elle recommande «d’envisager des mesures concrètes vers une architecture financière plus intégrée, englobant la supervision, la résolution des défaillances et la recapitalisation des banques, ainsi que la garantie des dépôts».

FMI encourageant

«A Los Cabos les graines d’une reprise paneuropéenne ont été plantées. Il faut le reconnaître», a indiqué la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. «Le communiqué du G20 est extrêmement explicite: c’est plus d’Europe, mieux d’Europe», a-t-elle déclaré ensuite à la presse.

«Je pense que les représentants de la zone euro qui participaient au G20 ont très clairement conscience de la nécessité d’avancer vers une union plus forte et profonde, et qui s’applique au-delà de l’union monétaire, à une union bancaire, à une union fiscale», s’est félicitée la Française.

En échange des promesses européennes, une majorité des pays du groupe contribueront à une augmentation des ressources du FMI, vu comme un rempart contre la crise de la dette publique en Europe.

Le choix entre relance et rigueur

Ce débat sur la zone euro a occulté la rédaction d’un communiqué- fleuve qui touche à de multiples domaines. Mais au final, le G20 reste dépendant du suivi des recommandations à un niveau national. Les grandes puissances économiques devraient continuer à privilégier les uns la relance, les autres la rigueur.

Sur ce sujet, un passage sur la politique budgétaire était manifestement écrit pour ménager l’Allemagne et les Etats-Unis, un pays qui aimerait plus d’ordre dans les budgets nationaux, et un autre qui exhorte ses partenaires européens à ne pas asphyxier leur économie avec de la rigueur. (afp/Newsnet)

Créé: 20.06.2012, 06h38

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