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Le G20 enjoint l'Europe à résoudre la crise de la dette

Sommet au Mexique

L'hypothèque électorale grecque à peine levée, les dirigeants européens sont sous pression pour s'engager à prendre «toutes les mesures nécessaires» pour mettre fin à l'interminable crise de la dette.

Mis à jour le 18.06.2012
Le Président mexicain Felipe Calderon à l'ouverture du sommet du G20 à Los Cabos.

Le Président mexicain Felipe Calderon à l'ouverture du sommet du G20 à Los Cabos.
Image: AFP

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Au lendemain de la victoire des partis favorables au mesures d'austérité en Grèce, qui éloigne temporairement le spectre d'un éclatement de la zone euro, le groupe des vingt pays les plus industrialisés et des puissances émergentes (G20) a entamé lundi une réunion de deux jours à Los Cabos, au Mexique.

Selon le projet de communiqué final, les membres de la zone euro sont invités à s'engager à «prendre toutes les mesures politiques nécessaires pour préserver l'intégrité et la stabilité de la zone euro, y compris en matière de fonctionnement des marchés financiers et en brisant la boucle qui lie les Etats souverains et les banques».

Les partenaires européens de l'Espagne lui ont offert il y a dix jours un plan de 100 milliards d'euros pour venir en aide à ses banques, ce qui n'a fait qu'attiser les craintes d'une nouvelle escalade de la crise financière, illustrée par la flambée lundi du coût de la dette espagnole et italienne.

Politique de croissance

L'essentiel des débats devrait être consacré à la relance de la croissance de l'économie mondiale, qui figure au coeur du projet de communiqué, alors que la rigueur budgétaire, défendue notamment par l'Allemagne et la Grande-Bretagne, semble beaucoup moins mise en avant que dans les précédents communiqués du G20.

«Une croissance forte, durable et équilibrée demeure la priorité absolue du G20 car elle conduit à davantage de créations d'emploi et améliore le bien-être des peuples à travers le monde», assure le projet de communiqué final. «Nous sommes déterminés à adopter toutes les mesures politiques nécessaires pour renforcer la demande, soutenir la croissance et rétablir la confiance.»

Initiative rare au niveau du G20, le projet de communiqué fait nommément référence à un pays, la Grèce. «Nous souhaitons que la zone euro travaille en partenariat avec le prochain gouvernement grec pour s'assurer qu'il reste sur la voie des réformes et du maintien dans la zone euro», dit le projet de communiqué.

Agacement européen

Ces exigences commencent toutefois à agacer quelque peu des dirigeants européens sous pression de leurs partenaires depuis des mois.

«Franchement, nous ne sommes pas ici pour recevoir des leçons en termes de démocratie ou sur la façon de gérer l'économie», a affirmé lundi devant la presse le président de la Commission européenne Jose manuel Barroso, remarquant au passage que «tous les pays du G20 ne sont pas des démocraties».

«Nous ne sommes pas les seuls à être responsables des problèmes économiques actuels dans le monde», a renchéri le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Appui sous condition au FMI

Les pays émergents continent de penser que c'est d'abord aux Européens de régler leurs problèmes. Invités à faire connaître les montants qu'ils souhaitent accorder au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l'augmentation de ses ressources, ils ont posé leurs conditions, même s'ils se disent toujours prêts à «renforcer» leur contribution.

Le groupe des puissances émergentes des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui s'est réuni lundi à Los Cabos, exige avant tout engagement de sa part que le FMI soit à court d'argent et qu'il ait mis en oeuvre une réforme accroissant les droits de vote des pays émergents.

Rencontre sous tension

Avant l'ouverture du sommet, les présidents américains Barack Obama et russe Vladimir Poutine ont eu un entretien sous haute tension après l'interruption de la mission des Nations unies en Syrie. Le chef du Kremlin a assuré que les deux pays avaient trouvé «de nombreux points d'accord».

Barak Obama a de son côté annoncé s'être mis d'accord avec son homologue russe sur la nécessité de mettre fin à la violence en Syrie et a passé sous silence les désaccords qui ont divisé les deux pays sur ce dossier. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 18.06.2012, 22h52

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