Le talent plutôt que le capitalisme
Chronique de Davos (1)
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Lundi, Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du World Economic Forum, m’avait confié sa déception face aux faibles progrès réalisés par les dirigeants en 2011. Il avait «espéré un redémarrage de l’économie. Ce n’est pas le cas». L'homme reconnaît avoir été «irrité par le manque de volonté croissant dans la gestion des problèmes mondiaux.»
Klaus Schwab n’est pas du genre à donner dans l’hyperbole ou l’exagération. L’expression de ses craintes face à la «mentalité de bunker ou au risque de «burnout» des électeurs qui «n’arrivent plus à faire face», signifie qu’il est certainement temps de nous inquiéter.
Cette situation si inquiétante s’explique par le grand nombre de problèmes qui restent à résoudre. Certains, comme celui de la Grèce, risquent de s’aggraver. Aucune solution n’a encore été trouvée, et les hommes politiques sont à des années-lumière d’un accord sur la gestion de la crise de l’euro.
Compte tenu des élections prévues aux États-Unis et en France, les perspectives d’avancées majeures seront nécessairement limitées. Les dirigeants politiques seront ainsi tentés de séduire l’électorat populaire, ce qui pourrait bien se traduire par la remise à plus tard des décisions les plus épineuses.
Enfin, Klaus Schwab nous a le plus surpris en déclarant que le capitalisme était «dépassé». «Le capitalisme est né à une époque où le capital constituait la ressource la plus importante. Aujourd’hui, c’est le talent qui constitue le facteur déterminant.»
Pour les banquiers qui ont fait le voyage, heureusement qu'il reste partisan de l’économie de marché.
Retrouvez Richard Quest depuis Davos du lundi au vendredi à 20h dans «Quest Means Business» sur CNN International. ()
Créé: 26.01.2012, 17h06
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