ACCUEIL 23.10.2014 Mis à jour à 16h49

Le tsunami a coulé le commerce extérieur

Japon

Le Japon a déploré un déficit commercial record après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. La plupart des réacteurs ont été stoppés et les compagnies ont dû importer davantage d’hydrocarbures.

Mis à jour le 19.04.2012
La centrale nucléaire accidentée de Fuskushima a provoqué une réaction en chaîne sur l'économie japonaise.

La centrale nucléaire accidentée de Fuskushima a provoqué une réaction en chaîne sur l'économie japonaise.
Image: Reuters

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Les comptes du commerce extérieur de la troisième puissance économique mondiale ont affiché un solde négatif de 4410 milliards de yens (près de 50 milliards de francs) pour la période d’avril 2011 à mars 2012, en raison de la flambée de la facture énergétique conjuguée à de moindres exportations dues au ralentissement de l’activité internationale.

C’est la première fois que les pertes sont aussi importantes depuis 1979, année à partir de laquelle les données sont compilées sous cette forme. Les analystes estiment que le Japon peinera dans l’immédiat à renouer avec sa légendaire puissance commerciale, même s’il peut a priori compter sur le dynamisme des nations émergentes pour tirer la demande et peut-être sur un regain d’activité aux Etats-Unis.

Déficit huit mois durant

Le commerce extérieur japonais, qui dégage généralement un excédent substantiel, a enduré un déficit durant huit des douze mois considérés, avec un niveau historique en janvier 2012, période de l’année qui est souvent déficitaire mais l’a cette fois été comme jamais.

Un an après le drame du 11 mars, le fonctionnement de la machine industrielle nippone a été rétabli, mais, à cause des apports de plus en plus conséquents d’énergie, un nouveau déficit a été constaté en mars, après un maigre excédent en février précédé de quatre mois négatifs.

La balance commerciale annuelle japonaise n’avait pas été déficitaire depuis l’an courant d’avril 2008 à mars 2009, plombé par la crise financière internationale. Cette fois, ce sont surtout les besoins exceptionnels d’énergie en provenance de l’étranger qui ont creusé le trou commercial de l’archipel.

Pour l’ensemble de l’année d’avril 2011 à mars 2012, les importations du Japon ont augmenté de 11,6% par rapport à celles de l’an précédent, à 69’692 milliards de yens, en raison d’un bond du montant parfois record des achats de pétrole brut, produits pétroliers et gaz naturel liquéfié, carburants nécessaires pour faire turbiner les centrales thermiques et compenser l’absence d’électricité d’origine nucléaire.

Repli des exportations

Parallèlement, les exportations ont baissé, de 3,7% en valeur sur un an, à 65’281,2 milliards de yens, à cause d’une chute de 14,7% des expéditions vers l’étranger de semi-conducteurs et autres composants électroniques, ainsi que d’un recul des livraisons de produits audiovisuels, de voitures, de matières plastiques, de papiers et de métaux.

Les deux secteurs nippons qui constituent généralement les locomotives des exportations (électronique et automobile) ont subi concomitamment les répercussions des catastrophes naturelles sur l’appareil industriel, un temps bloqué, et les ricochets des aléas économiques aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe où sévit une crise liée à l’endettement excessif de plusieurs nations.

A cette mauvaise conjoncture s’ajoute l’ascension exécrable du cours de la monnaie japonaise depuis plus d’un an et demi, un mouvement qui amoindrit mécaniquement la compétitivité des produits originaires du Japon sur les marchés extérieurs et décourage la production dans l’archipel. (afp/Newsnet)

Créé: 19.04.2012, 08h09

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