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Les monnaies de pays émergents flanchent elles aussi

Crise de le dette

Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRICs) ont connu et connaissent encore de formidables croissances économiques. Mais leurs monnaies chutent ces dernières semaines. La preuve que le monde est un?

Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 25.06.2012 4 Commentaires
Leurs monnaies n'avaient connu pareil déclin depuis 1998 au moins.

Leurs monnaies n'avaient connu pareil déclin depuis 1998 au moins.
Image: Keystone

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L’euro baisse mais n’est pas tout seul. Brésil, Russie, Inde et Chine (BRICs) sont les grandes puissances économiques émergentes. En dix ans, leurs économies ont quadruplé. Pourtant, leurs monnaies chutent.

C’est même la première fois depuis 1998 que real, rouble et roupie reculent davantage que celles des autres pays émergents, constate Bloomberg. Et le yuan n’avait pas connu pareille décrue depuis 1994.

En chiffre, ça donne en trois mois -12% pour le real, -11,5%pour le rouble et - 10% pour la roupie. Soit deux fois plus que l’euro. Inchangé en 2008-2009, le yuan a baissée de 1,2% depuis mars et la décision des autorités chinoises d’élargir la marge de fluctuation possible de leur monnaie.

Raisons diverses

Au Brésil, le taux de défaut des consommateurs bat tous les records. En Russie, les prix du pétrole exporté sont au plus bas depuis 18 mois. En Inde, le déficit budgétaire se creuse dangereusement alors qu’en Chine, le prix des appartements s’est écroulé.

Selon l’agence financière, les investisseurs fuient les quatre monnaies. Les raisons varient, l’impact est le même. Ce qui incite d’ailleurs les autorités à intervenir pour freiner le mouvement.

«L’économie globale et les flux de capitaux qui ralentissent mettent au jour beaucoup de problèmes dans ces pays. Les gens s’arrêtent et s’interrogent», explique un partenaire de hedge fund.

Cet ex-économiste au FMI joue donc la prudence et conseille la retenue aux investisseurs. D’autant qu’il attend une poursuite du mouvement. Les quatre monnaies des BRICs devraient selon lui perdre encore 15% d’ici la fin de l’année.

La crise de la dette

Ces reculs pourraient stimuler les exportations des pays en question. Et gêner les entreprises occidentales. Mais les pays BRICs envisagent plutôt des croissances en berne. Hormis leurs problèmes internes, la crise de la dette en Europe pèse sur eux de tout son poids.

Un analyste cité par Bloomberg douche les espoirs d’une croissance assumée par le reste du monde en attendant que l’Occident ne renoue avec la haute conjoncture.

Les BRICs «s’en sortiront mal aussi longtemps que le monde va mal, assure cet analyste. Je ne crois pas au découplage.» (Newsnet)

Créé: 25.06.2012, 11h48

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4 Commentaires

Patrick Luder

02.07.2012, 13:53 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

L’argent-dette est dangereux, obsolète et ne conduit qu’à des dérives et à la destruction de l’humanité. Place à la finance du future, par de la monnaie-valeur, détenue et sécurisée par les Etats, produite dans des proportions raisonnable pour des infrastructures étatiques et des biens d’utilité publique. Répondre


pierre piller

26.06.2012, 07:07 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Quant on aura compris que la crise Atlantique Nord ne peut qu'affecter les BRIC et que le franc suisse, tout le monde s'en fiche, ça ira mieux. On est dans une crise globale et tout ralentit. L'Allemagne commence à caler, la Suisse suivra. Plus le franc sera cher plus ça sera difficile. On le voit avec le tourisme, l'industrie des machines commence à souffrir, la finance est sinistrée. Répondre



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