Samedi 3 décembre 2016 | Dernière mise à jour 12:07

États-Unis Quand les internautes sauvent les petits commerces

Après les flash mobs, les cash mobs: des rassemblements s'organisent sur le web pour sauver les marchands du coin. Le phénomène prend de l'ampleur.

A Los Angeles, des internautes se rassemblent pour soutenir un petit commerce.

A Los Angeles, des internautes se rassemblent pour soutenir un petit commerce. Image: Los Angeles Cash Mob

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Elles investissent les lieux publics pour danser ou s’immobiliser. Avant de se disperser rapidement. Ces «foules éclair», dites flash mobs, sont devenues un phénomène planétaire.

Aux États-Unis, elles ont donné naissance à une nouvelle tendance : les cash mobs. Le concept est simple. Des internautes se rassemblent via Facebook ou Twitter et choisissent le commerce local qu'ils vont soutenir. Après avoir convenu d’une date et d’une heure, ils annoncent leur venue à l’enseigne sélectionnée pour qu’elle puisse s’organiser. Sur place, chaque participant dépense une somme déterminée à l’avance, autour des 20 dollars.

Alors que les flash mobs avaient lieu notamment pour le plaisir, ces interventions-là visent à soutenir l’économie de proximité souvent en lutte face à la grande distribution.

«L’anti-Groupon»

Un des premiers rassemblements s’est tenu aux États-Unis en novembre 2011 pour venir en aide à une librairie de quartier. Son organisateur, un jeune avocat, a depuis recensé plus de 1000 «foules éclair» de ce genre en-dehors des États-Unis.

Il a également listé les pays déjà séduits: en plus de l’Amérique du Nord, on y trouve l’Australie, l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne ou encore la Suède. Le phénomène semble s’intensifier. Dans l’État de Washington, «un cash mob qui a eu lieu début août dans un magasin de fournitures scolaires a récolté 5900 dollars en deux heures de temps», rapporte le Huffington Post.

Selon le site GOOD, ces rassemblements sont bien plus bénéfiques pour les petites enseignes que les bonnes affaires du site Groupon. «L’engouement pour les réductions journalières de Groupon ont rendu les clients impatients. Dans ces petits commerces, ils veulent obtenir le maximum en dépensant le moins possible. C’est finalement devenu une terrible affaire pour les magasins de quartier.»

«Ces commerces de proximité n’ont pas de budget marketing pour se faire connaître, rappelle un organisateur de cash mobs. Grâce à ces interventions, ils gagnent une petite couverture médiatique.» Comme avec Groupon, le but final vise à transformer les participants en clients fidèles. (nxp)

(Créé: 24.08.2012, 12h13)

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