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Angela Merkel défend la Grèce dans la zone euro

Crise de la dette

Dans un entretien accordé à la BBC, la chancelière allemande estime qu'une sortie d'Athènes de la zone euro sera «catastrophique».

Mis à jour le 26.03.2012 2 Commentaires
Pour la chancelière allemande, ce serait une énorme erreur politique de permettre à la Grèce d’abandonner l’euro.

Pour la chancelière allemande, ce serait une énorme erreur politique de permettre à la Grèce d’abandonner l’euro.
Image: AFP

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé qu’il serait «catastrophique» de permettre à la Grèce de quitter la zone euro, qui s’en trouverait «incroyablement affaiblie». Elle a tenu ces propos dans une interview télévisée à la BBC diffusée lundi.

«Nous avons pris la décision de faire partie d’une union monétaire. C’est une décision non seulement monétaire, mais également politique», déclare Angela Merkel, dont les propos sont traduits en anglais. «Ce serait catastrophique si nous disions à l’un des pays qui a décidé d’être avec nous: ’Nous ne voulons plus de vous’», a-t-elle ajouté.

«D’ailleurs les traités (européens) ne le permettent pas. Les gens dans le monde entier se demanderaient: ’Qui sera le suivant?’ La zone euro s’en trouverait incroyablement affaiblie», a-t-elle poursuivi.

Elle a ajouté que la Grèce, qui a fait l’objet de deux plans de sauvetage européens, avait devant elle une «route longue et ardue» mais que ce serait une «énorme erreur politique de permettre à la Grèce» d’abandonner l’euro.

«Des débats houleux»

«La situation est très tendue. L’Europe, et en particulier la zone euro, est en crise. Cette crise est la conséquence de la crise financière mondiale et elle a entraîné des discussions très dures dans de nombreux pays», a ajouté Mme Merkel, interrogée sur l’émergence d’un sentiment anti-allemand en Grèce.

«Nous avons des débats houleux dans nos parlements et nous utilisons des mots durs», a-t-elle déclaré. Mais «heureusement nous avons appris à résoudre nos conflits pacifiquement».

Angela Merkel a aussi réaffirmé son soutien à la présence du Royaume-Uni dans l’Union européenne malgré le refus de David Cameron de rejoindre le nouveau pacte budgétaire européen.

«La Grande-Bretagne doit savoir qu’en Allemagne nous voulons une Grande-Bretagne forte dans l’UE, c’est ce que nous avons toujours souhaité et ce que nous souhaiterons toujours», a-t-elle dit. (afp/Newsnet)

Créé: 26.03.2012, 07h13

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2 Commentaires

crise grec

26.03.2012, 11:13 Heures
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Ce qui me révolte le plus dans cette crise Grecque, c'est qu'elle fut en grande partie créée par l'EUROPE elle même. La dette grecque est principalement dut à l'achat de matériels militaires vendu par....je vous le donne en mille......la France, l'Allemagne, l'Italie...bref tous ces beaux pays qui viennent leurs faire la morale maintenant mais qui se sont bien enrichit à leur dépend. Répondre