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Caillou dans la botte d'UBS, Birkenfeld sort de prison

Banque

On voit en lui soit un fossoyeur du secret bancaire suisse, soit un lanceur d’alerte héroïque. Bradley Birkenfeld devrait être libéré de prison la semaine prochaine. Le 1er août, jour de la Fête nationale.

Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 25.07.2012 2 Commentaires
Birkenfeld juste avant son incarcération en janvier 2010.

Birkenfeld juste avant son incarcération en janvier 2010.
Image: Keystone

A la TV alémanique en 2009

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C’est le blog financier zurichois Inside Paradeplatz qui l’indique. Bradley Birkenfeld devrait sortir le 1er août de sa prison de Minersville, en Pennsylvanie.

L’ex-banquier, qui a fait trembler la place financière suisse et le pays avec elle, le confirme dans une lettre où il évoque l’ironie de la date choisie.

Condamné en 2009 à 40 mois de prison, Birkenfeld devrait gagner neuf mois sur sa peine pour bonne conduite. Ancien collaborateur d’UBS, il avait contribué activement à des cas d’évasion de fiscale au profit de contribuables américains.

Dans sa lettre, l’homme se donne le beau rôle. «Ma dénonciation historique contre la banque suisse (UBS, n.d.l.r.) a mis en lumière le plus vaste et long scandale fiscal de l’histoire américaine, impliquant des milliers de comptes illégaux et des milliards de dollars.»

Agé de 47 ans, l’Américain a travaillé plusieurs années à UBS Genève. Il recrutait des clients de son pays et leur permettait de passer outre les exigences de l'IRS, le fisc américain.

Ce faisant, l’ex-banquier violait aussi un accord entre l’IRS et la Suisse. L’un de ses clients était le richissime Igor Olenicoff.

Trop peu trop tard

Soupçonné par la justice américaine, Birkenfeld a livré le pot aux roses en 2009. Et surtout mis en cause les pratiques de la grande banque suisse.

Mais il en dira trop peu et trop tard, selon la justice américaine, qui lui refusera le statut de lanceur d’alerte (whistleblower). Il a entamé sa peine en janvier 2010.

Par contre, sa dénonciation des pratiques offshore d’UBS a aiguisé les dents des autorités américaines. En 2009, la banque a déboursé 780 millions de dollars pour clore l’enquête à l’amiable.

Elle a, plus tard, livré les noms de cinq milles Américains en possession de comptes offshore. Et la bataille menée par le fisc américain contre les banques suisses se poursuit. (Newsnet)

Créé: 25.07.2012, 11h43

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2 Commentaires

Antoine Bailleul

25.07.2012, 13:58 Heures
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Dans la plupart des pays civilisés, taire un délit ou un crime dont on a connaissance est judiciairement répréhensible. En Suisse, c'est une vertu! Sauf bien sûr s'agissant de dénoncer tel voisin coupable et passible des mines de sel pour n'avait pas inscrit son chien à la commune ou tel autre promis aux galères d'avoir accepté une bouteille pour son aide lors d'un déménagement. Mes meilleures salutations à Christoph Meili. Répondre


Pierre Long

25.07.2012, 13:20 Heures
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Il faut bien aller à la pêche à l'argent lorsqu'on vit aus-dessus de ses moyens. Répondre