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Franc fort: les autres distributeurs ne suivent pas Coop

Devises

La décision de Coop de retirer de ses étalages les marques qui ne répercutent pas la baisse de l'euro ne fait pour l'heure pas d'émules. Les autres distributeurs choisissent de temporiser.

Mis à jour le 08.12.2011
Une succursale Denner à Genève.

Une succursale Denner à Genève.
Image: Keystone

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Après Coop, qui veut retirer de son assortiment 95 produits faute d’accord avec ses fournisseurs pour une répercussion des gains de change, les autres distributeurs renoncent pour l’heure à faire de même. Ils poursuivent les négociations avec les importateurs.

Les fournisseurs ont eu jusqu’à vendredi dernier pour réagir aux baisses de prix réclamées, a indiqué lundi à l’ats le porte-parole de Migros. Des décisions en conséquence interviendront cette semaine, précise Peter Naef.

Une suppression d’articles n’est envisagée qu’en dernier recours. «Notre but n’est pas de retirer des produits, mais d’offrir des baisses de prix», souligne le porte-parole du numéro un suisse de la distribution.

Du côté de sa filiale Denner, «un retrait n’est actuellement pas à l’ordre du jour, mais l’on reste en contact avec les fournisseurs», indique Grazia Grassi, porte-parole du discounter. Ce dernier avait annoncé vendredi réduire les prix d’une cinquantaine de produits de marque.

Chez Manor, aucune modification de liste non plus. «On a confiance dans les intenses négociations avec les producteurs et fournisseurs», relève Elle Steinbrecher, porte-parole du groupe.

Dimanche, Coop a annoncé des rabais de 50% sur les produits dont les importateurs ne veulent pas entendre parler d’ajustement de tarifs. Une fois ces articles épuisés, le distributeur les retirera de ses rayons.

Critique de Promarca

L’Union suisse de l’article de marque Promarca conteste la mesure. «Les distributeurs utilisent le phénomène du franc fort pour faire pression sur les fournisseurs», critique Anastasia Li-Treyer, directrice de l’association. Selon un sondage auprès de ses quelque 100 entreprises membres, la plupart d’entre elles ont répercuté leurs gains de change.

Si les consommateurs n’entrevoient pas de baisse de prix, c’est aux grands distributeurs de se justifier, selon Anastasia Li-Treyer. «Les entreprises du commerce de détail suisses affichent les marges brutes les plus élevées d’Europe», tonne-t-elle. Promarca exige une enquête, via une institution indépendante, pour déterminer où se faufilent les bénéfices de change.

Avec un euro qui a frisé la parité avec la devise helvétique mardi dernier, avant de remonter aux alentours de 1,13 franc lundi, des voix s’élèvent depuis des semaines pour que les gains de change rejaillissent sur les prix.

Après une table ronde sur le franc fort réunie la semaine passée par le ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann, le Conseil fédéral pourrait annoncer lors de sa séance mercredi des mesures, dont un durcissement de la loi sur les cartels. (ATS/TDG)

Créé: 08.12.2011, 11h12

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