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Année boursière 2011 La folle année 2011 des marchés

Les marchés boursiers ont connu une année mouvementée en 2011 en raison de la crise de la dette. Analyse.

Après 2007 et 2008, l'année 2011 a été la première durant laquelle les cours ont sensiblement reculé.

Après 2007 et 2008, l'année 2011 a été la première durant laquelle les cours ont sensiblement reculé. Image: Keystone

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La crise de la dette a marqué de son empreinte l'année boursière 2011. Les cours ont rebondi après le vent de panique qui a soufflé durant le mois d'août, sans toutefois revenir au niveau du début de l'année.

L'indice vedette Swiss Market Index (SMI) finit l'année autour de 5900 points après l'avoir débuté à près de 6500 points. L'indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a vécu une évolution semblable, passant de plus de 5800 à quelque 5300 points.

Après 2007 et 2008, l'année 2011 a été la première durant laquelle les cours ont sensiblement reculé. L'exercice 2009 avait été celui de la reprise après la crise, alors que les cours n'avaient que peu changé en 2010. Cette année, l'impact de la crise de la dette s'est fait fortement ressentir des deux côtés de l'Atlantique.

Perte de confiance

Le constat est simple: moins les investisseurs ont cru en la capacité des autorités politiques à résoudre les problèmes des Etats surendettés, plus les cours se sont effrités.

Les valeurs financières ont particulièrement souffert. Un défaut de paiement de l'Italie ou de l'Espagne - deux pays dans la ligne de mire des marchés - aurait des conséquences désastreuses avec à la clé des milliards d'amortissements et des faillites. De nombreuses banques détiennent en effet des obligations de ces deux pays.

Les indices mondiaux ont atteint leur plus bas niveau de l'année en août. Depuis les cours ont repris quelques couleurs.

La défiance des marchés a d'autres conséquences. Les banques sont devenues méfiantes et rechignent à se prêter de l'argent. Les taux des obligations de l'Italie ou l'Espagne ont plusieurs fois à l'automne grimpé au-dessus du seuil «critique» de 6%, les investisseurs jugeant plus élevé un risque de défaut.

Panique des investisseurs

«La crise de la dette s'est aggravée au fur et à mesure de l'année en dépit des différents sommets et de leurs solutions 'définitives'», résume Peter Bänziger, chef des investissements auprès de la filiale des banques cantonales Swisscanto.

Selon lui, les mauvaises nouvelles ont conduit les investisseurs à «presque capituler» devant les titres à risque.

Les investisseurs se sont tournés massivement à la place vers des valeurs réelles, telles que l'or et l'immobilier ou ont opté pour des placements plus sûrs comme des obligations d'Etat très bien notées ou le franc suisse, explique Peter Bänziger.

La devise helvétique a ainsi atteint son plus haut niveau vis-à- vis de l'euro depuis l'introduction de la monnaie européenne en 2002. Elle a même frôlé la parité avant la fixation d'un taux plancher de 1,20 franc pour un euro par la Banque nationale suisse (BNS).

Soutien des banques centrales

Peter Bänziger qualifie la vague de ventes en août et septembre de mouvement de panique. A ses yeux, les investisseurs ont depuis manqué la reprise des marchés financiers. La persistance d'une volatilité élevée et l'accumulation de mauvaises nouvelles constituent des explications sur cette occasion ratée, avance-t-il.

Les interventions des banques centrales ont permis d'éviter de plus grandes catastrophes, relève Peter Bänziger. En prêtant aux banques à bon marché pour se refinancer, elles ont remédié à la méfiance mutuelle croissante des instituts financiers.

Quelques lueurs d'espoir sont apparues à l'horizon ces dernières semaines, a observé l'expert: «Des taux plus bas pour les pays importants que sont l'Espagne et l'Italie, une diminution de la volatilité sur les marchés des actions ainsi que des données économiques positives, principalement aux Etats-Unis».

Ces éléments ont eu un impact favorable sur les actions. Les boursicoteurs ont pris conscience de la faible évaluation des marchés des actions: «Les bonnes nouvelles ont conduit à des progressions sensibles des cours», note Peter Bänziger.

Note aux rédactions: Encadré suit.

(ats)

(Créé: 30.12.2011, 13h46)

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