Au bureau, on passe plus de 600 heures sur nos e-mails
Gestion
—Par Dino Auciello. Mis à jour le 30.07.2012 1 Commentaire
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Atos, la société sans e-mails
L'étude du McKinsey Global Institute cite l'exemple d'Atos, une compagnie française de services informatiques. Celle-ci a annoncé en 2011 qu'elle deviendrait une entreprise "sans e-mails d'ici trois ans". Son CEO Thierry Breton a expliqué que le volume de courriers électroniques que ses employés et lui-même devaient gérer nuisait globalement aux affaires.
Cinq à vingt heures par semaine: c'est son estimation du temps passé à lire et écrire des e-mails au sein d'Atos. En moyenne, chacun des 80 000 employés recevaient plus de 100 messages par jour, dont seulement 15% étaient réellement "utiles".
Atos utilise maintenant des plateformes sociales pour communiquer. L'entreprise pousse ses employés à utiliser une plateforme communautaire pour partager et garder une trace des idées et sujets. Lorsque ces outils sociaux ont été intégrés, Atos a observé une réduction de plus de 20% du volume d'e-mails.
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Deux cents courriers électroniques ! Une surprise déplaisante pour ce consultant d’IBM à l’ouverture de sa messagerie, un matin, après quelques jours d’absence. Cette surprise, de nombreux employés et dirigeants la vivent au quotidien.
Trier, effacer, transférer ses e-mails. Et y répondre. Devenue un job à part entière, cette activité est souvent incontournable pour démarrer sa journée. Selon une étude du McKinsey Global Institute, les « interaction workers » - ces professionnels qui, au sens large, échangent des informations dans le cadre de leur travail – y consacrent 13 heures par semaine. Soit 28% de leur temps de travail. Sur une année, en déduisant quelques semaines de congé, ce sont plus de 600 heures passées à gérer sa messagerie électronique.
La solution ? Les réseaux sociaux adaptés aux entreprises. Les employés utiliseraient ainsi un canal de communication de « plusieurs à plusieurs » plus optimal. Et réduiraient de 25% la masse d'e-mails, suivis, copies conformes, et autres transferts, qui polluent leur boîte de réception.
La tyrannie d'Outlook
«Aujourd’hui, une grande quantité d’informations pertinentes pour l’entreprise reste verrouillée dans les boîtes de réception, souligne l’étude. Les plateformes sociales permettraient dès lors aux collaborateurs de gagner 8% de temps de travail par semaine, au bénéfice d'activités plus productives.» Cela vaut aussi pour la pêche à l'information sur la toile. «Avec des données plus accessibles sur les réseaux sociaux, un employé peut réduire de 35% son temps de recherche sur internet», ajoute le McKinsey Global Institute.
La fin de la traditionnelle boîte de réception? «Qui sait?, commente The Atlantic. Peut-être qu’un jour, nous serons capables de nous débarrasser de la tyrannie d’Outlook. Le plus tôt serait le mieux.» (Newsnet)
Créé: 30.07.2012, 13h40
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La rédaction
1 Commentaire
Le problème c'est ceux qui confondent le "chat" et les mails... et aussi ceux qui utilisent les mails comme outil d'affectation de tâches de travail... Si au moins ils étaient formés à utiliser les bons outils... on réduirait déjà significativement les mails. Répondre
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