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«L’économie suisse fait figure de pionnier»

Rio+20

Le sommet de Rio s’est achevé dans la nuit de samedi, sans résultats contraignants. Mais Pascal Gentinetta, président de la direction d’Economisesuisse, refuse tout défaitisme. Interview.

Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 25.06.2012
La photo de groupe des leaders politiques qui participaient au sommet de Rio.

La photo de groupe des leaders politiques qui participaient au sommet de Rio.
Image: Keystone

Pascal Gentinetta. (Image: Keystone )

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La Conférence des Nations unies sur le développement durable entre dans le vif du sujet. Partout à Rio, il est question d'environnement.

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Un «très bon document, une vision sur laquelle nous pourrons bâtir nos rêves», a estimé Ban Ki-moon à propos de la déclaration minimale adoptée au Brésil, vingt ans après le sommet de la Terre.

Rio+20 a débouché sur un résultat très mince. Est-ce une bonne chose, selon vous?

Pascal Gentinetta: Il est tout à fait positif que la communauté internationale cherche des solutions globales à des problèmes globaux. Mais les intérêts nationaux restent forts. C’est pourquoi on avance par petits pas.

Dans cette optique, l’accord intervenu sur les fondements d’une économie «verte» représente un succès important de la conférence. Même s’il y a peu de mesures concrètes pour le moment, les pays sont parvenus à un consensus sur les défis à relever et les directions à prendre.

Croyez-vous encore réellement qu’une telle conférence soit utile?

Oui, ces conférences sont la seule occasion d’échanger des points de vue à l’échelle mondiale. Elles favorisent la prise de conscience des enjeux globaux et des interdépendances entre les pays.

Les différences de situation apparaissent au grand jour et les positions peuvent se rapprocher. Cela permet de progresser vers une politique globale plus favorable à l’environnement.

Vouloir allier la croissance économique et la liberté d’entreprise avec le respect des grands équilibres de la biosphère, n’est-ce pas simplement irréaliste, vu la limitation des ressources et la sensibilité de ces équilibres?

Il s’agit au contraire d’un très beau défi: trouver les moyens de permettre à l’économie de croître sans solliciter toujours plus des ressources disponibles en quantités limitées.

Nous avons besoin de découpler davantage la croissance et l’utilisation des ressources. Selon l’agence des Nations Unies pour l’environnement (UNEP), la Suisse est le pays qui y parvient le mieux.

Le cleantech appartient depuis longtemps au vocabulaire des entreprises suisses, non seulement par égard à l’environnement, mais aussi parce que c’est économiquement payant pour elles.

Ainsi, au sein de l’Agence de l’Energie pour l’Economie que je préside, près de 2'500 entreprises démontrent quotidiennement qu’il est possible d’allier les exigences de rentabilité entrepreneuriale, la réduction des émissions de CO2 et l’amélioration de l’efficience électrique. L’économie suisse fait figure de pionnier au niveau international

Jusqu’où l’économie suisse est-elle prête à aller pour sauvegarder ces grands équilibres?

Les équilibres sont en perpétuelle évolution et s’établissent pratiquement d’eux-mêmes. A long terme, il est important pour notre économie qu’ils continuent de reposer sur les trois piliers de la durabilité: écologie, société et économie.

Privilégier un seul de ces aspects conduirait à l’instabilité. On oublie souvent que la protection de l’environnement et la paix sociale vont de pair avec la prospérité et un niveau d’éducation satisfaisant. Une économie saine est une condition sine qua non pour parvenir à cela. (Newsnet)

Créé: 25.06.2012, 08h22

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