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Trouver un apprentissage peut tourner à la galère

Formation

La chasse aux places d’apprentissage bat son plein en Suisse romande, constate mardi l’Office fédéral de la formation professionnelle (OFFT). Un exercice toujours plus compliqué pour les jeunes en difficultés.

Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 10.04.2012 11 Commentaires
Les jeunes socialement défavorisés ou en déficit scolaire ont toujours plus de mal à trouver une place d'apprentissage.

Les jeunes socialement défavorisés ou en déficit scolaire ont toujours plus de mal à trouver une place d'apprentissage.
Image: Keystone

En pratique

La situation sur le front de l’apprentissage varie d’un canton à l’autre. Mais selon l’OFFT, des places sont à pourvoir dans toutes les branches.

Elles sont particulièrement convoitées dans la santé et le commerce de détail. Nettement moins dans le secteur principal de la construction, le second œuvre, l’industrie du bois et du métal et les professions techniques.

En Suisse romande, il est temps de postuler. Et de ne pas trop tarder si l’on souhaite trouver soulier à son pied. Les places sont publiées sur le site officiel orientation.ch.

A l’échelle nationale, l’offre de places d’apprentissage dépasse la demande ces dernières années. Ce n’est pas le cas sur l’Arc lémanique, en raison de la dynamique démographique régionale.

Genève s’attend par exemple à la signature de plus de 2000 contrats d’apprentissage cette année. Contre 1700 à la fin des années nonante.

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«C’est indéniable, les exigences liées à la formation augmentent, constate Grégoire Evéquoz. Les CFC sont toujours plus exigeants et la formation toujours plus scolaire. Ce qui défavorise les jeunes qui souhaitent rompre avec l’école et les moins scolaires.»

Patron de l’office genevois pour l’orientation, la formation professionnelle et continue, il ajoute que les jeunes tendent de plus en plus à poursuivre leur scolarité avant de se lancer dans l’apprentissage.

Conséquence: les jeunes socialement défavorisés ou en déficit scolaire se retrouvent en difficultés croissantes. Ils ont du mal à trouver une place et ensuite parfois à la conserver.

«C’est partout un problème politique», constate Grégoire Evéquoz. Mais il est particulièrement criant dans la région très urbanisée de l’Arc lémanique et à Genève. Toute une série de mesures sont donc censées contrecarrer cette situation.

Travail de terrain

Genève applique par exemple le programme fédéral du «case management». Il permet un suivi des jeunes en rupture potentielle avec le monde de la formation. Et augmente leurs chances d’être engagés par l’octroi de garanties des services étatiques.

De plus, Genève profite des réseaux professionnels du Rotary Club pour coacher certains jeunes et les aider à trouver des places. Depuis 2010, le canton met aussi directement en contact demandeurs de places d’apprentissage et entreprises dans le cadre d’une prestation baptisée «Recrutement en direct».

Ce service est disponible à la Cité genevoise des métiers et de la formation, sorte de guichet unique ouvert en 2008, qui répond à tous les besoins et questions dans ce domaine.

Les formations courtes sont aussi une solution. Elles intéressent de plus en plus les milieux économiques, et l’horlogerie notamment à Genève, qui pourrait soutenir l’ouverture de classes entières.

L’outil smartphone

Cette année, Genève innove d’une autre manière. Il est le premier à proposer sur smartphone toutes les places d’apprentissage du canton. Mais trouver une place n’est qu’une partie de la solution, indique Grégoire Evéquoz.

«Les mesures de soutien durant la formations sont cruciales pour les jeunes en difficulté, note-t-il. Réduire le nombre de résiliations de contrat en cours d’apprentissage est une véritable préoccupation.» (Newsnet)

Créé: 10.04.2012, 16h08

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11 Commentaires

Pierre Dax

10.04.2012, 18:03 Heures
Signaler un abus 17 Recommandation 0

Mais non, trouver une place d’apprentissage c’est si facile que la gauche et Mme. Sommaruga veulent offrir cette opportunité aux délinquants clandestins qui squattent chez nous. Ce n’est pas comme si le PS voulait se faire le défenseur de l’étranger illégal contre l’autochtone pauvre tout en préservant les zzzzzzolies université pour sa progéniture. Qu’allez-vous chercher là ? Répondre


Mais oui!

11.04.2012, 08:27 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Faut arrêter votre char! Apprentie depuis 3ans, quand je vois la motivation des stagiaires, ils sont jamais à l heure, etc.. Et bizarrement c'est une majorité de *citadins*, des types qui ont rien fait d autres que de trainer à la gare! De la motivation, de la politesse et de la ponctualité font énormément! Même en cas de difficultés! Expérience faite! Répondre



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