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La grève suspendue chez Merck Serono

Pharma

Le personnel de Merck Serono a décidé jeudi à Genève de suspendre son mouvement de grève jusqu’à mardi.

Mis à jour le 21.06.2012 1 Commentaire
Les employés veulent donner une chance à la médiation du conseiller d’Etat genevois François Longcham.

Les employés veulent donner une chance à la médiation du conseiller d’Etat genevois François Longcham.
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Les employés de Merck Serono ont décidé jeudi à Genève de suspendre leur mouvement de grève jusqu’à mardi. Ils veulent donner une chance à la médiation du Conseil d’Etat genevois pour des négociations avec la direction sur le plan social.

Le conseiller d’Etat genevois François Longchamp, chef du département de la solidarité et de l’emploi (DSE) a invité les deux parties, la direction de Merck Serono ainsi que le syndicat et les représentants du personnel, à s’asseoir autour de la table pour renégocier le plan social. Selon la loi, les autorités cantonales ont l’obligation de réunir les parties si la négociation est bloquée.

A la suite de ce développement, le personnel, réuni en assemblée générale à la halle Sécheron, s’est prononcé sur deux variantes: la reconduction de la grève vendredi n’a recueilli que 76 voix, alors que la suspension du mouvement jusqu’à mardi a récolté 180 voix, avec un nombre indéterminé d’abstentions.

Manifestation

Environ 200 employés ont ensuite défilé en cortège en direction du centre ville en scandant «Avec les employés, négociez», derrière une banderole: «Tous les politiques vraiment avec nous ?»

Les manifestants ont remis une lettre à l’Hôtel de Ville comme quoi ils acceptent la médiation du Conseil d’Etat. Ils ont exigé des autorités cantonales qu’elles accentuent la pression sur la direction du groupe allemand pour qu’elle accepte des améliorations au plan social accompagnant le licenciement de 500 personnes et le transfert de 750 autres.

En suspendant la grève jusqu’à une prochaine assemblée mardi, les employés ont précisé qu’ils prendront à ce moment une décision sur la suite du mouvement, au vu de la réponse de la direction de Merck Serono à la médiation du Conseil d’Etat.

Ils attendent aussi le résultat des travaux de la «task force», qui doit se réunir également mardi pour avancer dans le projet d’un institut de la recherche en biotechnologies. Cet institut pourrait représenter plus de 200 emplois.

Devant le siège de l’entreprise, une dizaine de tentes sont toujours alignées sur le trottoir. Mercredi soir, la police genevoise a fait irruption, mais la quinzaine de campeurs sur place n’a pas été évacuée. Le syndicat s’est inquiété du déploiement de barrières métalliques pour «barricader» l’entrée de l’entreprise et éloigner le personnel de l’entrée principale.

Des soutiens

Fatigués par deux mois de mobilisation, inquiets de la volonté de la direction de retrancher les heures de grève de leur fiche de paie, les 400 employés présents à l’assemblée ont eu la consolation d’obtenir de nouveaux soutiens. Le maire de Genève Rémy Pagani est venu leur témoigner de la solidarité des autorités de la Ville.

Une délégation des grévistes a affirmé avoir obtenu la veille à Darmstadt (Allemagne), siège de Merck, le soutien des représentants des salariés allemand et européen du groupe pharmaceutique. Des employés ont suggéré d’inviter des membres de la famille Merck à Genève.

En outre, le président de la région Rhône-Alpes a exprimé sa solidarité avec les salariés de Merck Serono, dont environ 500 résident en France voisine.

«C’est une décision brutale et je tiens à exprimer ma solidarité avec les salariés de Merk Serono», a déclaré dans un communiqué Jean- Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes.

«Je déplore cette décision, aux conséquences économiques, industrielles et sociales désastreuses, prise sans concertation; une décision qui pourrait avoir un impact fort sur Rhône-Alpes et sur Genève, et plus largement en France comme en Suisse», a-t-il ajouté.

Fuite des cerveaux

Le secteur des biotechnologies représente 28’000 emplois en Rhône- Alpes. «La suppression du site de Merck Serono impliquerait, en plus d’une situation sociale inacceptable, une véritable fuite des cerveaux. Il faut que ces compétences à haute valeur ajoutée restent sur nos territoires», a affirmé Jean-Jack Queyranne.

Il a annoncé que la région va se mobiliser. Rhône-Alpes sollicitera les grands groupes mondiaux des biotechs regroupés autour du pôle de compétitivité LyonBiopole, afin d’aider à sanctuariser dans le Grand Genève et en Rhône-Alpes les emplois susceptibles d’être supprimés par Merck. (ats/Newsnet)

Créé: 21.06.2012, 16h13

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1 Commentaire

Goliath 1-0

21.06.2012, 16:30 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Soit on n'y va, soit on laisse tomber dés le début...de toute façon les dés dont jetés (même pipés) Répondre



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