La guerre des «terres rares» fait étape à Genève
Electronique
—Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 27.06.2012 3 Commentaires
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Elles sont partout dans notre électronique: ordinateurs, écrans, voitures, caméras, ampoules et piles. Et même dans les appareils militaires.
17 minéraux métalliques aux propriétés chimiques et physiques proches sont catalogués de «terres rares».
Actuellement, la Chine détient une part de 95% dans leur production. Elle est le seul pays à avoir intensément investi dans leur extraction.
Mais Pékin a décidé d’en freiner les exportations. Pour des raisons écologiques, mais aussi pour fournir sa propre industrie en plein décollage.
Ce choix ne plait pas du tout aux Etats-Unis, à l’Union européenne et au Japon. Qui jugent «déloyales» les pratiques chinoises.
Essai manqué
En mars dernier, le trio a engagé une procédure auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les soixante jours offerts pour des négociations à l’amiable sont passés sans résultats. Une plainte formelle contre Pékin est en vue.
Vendredi, l’administration américaine s’est dite «profondément troublée» par l’attitude de la Chine, écrivent Les Echos. L’Union européenne n’a pas souhaité commenté. La Chine, elle, invoque sa bonne foi. Et dit respecter les règles de l’OMC.
Mais le quotidien économique signale une ouverture possible. Le siège de l’OMC à Genève devrait accueillir une réunion sur le sujet. Elle serait prévue le 9 juillet.
Choix stratégique
En mars, dans Le Monde, un spécialiste esquissait le contexte. «La procédure de l’OMC va durer des années, et la Chine pourra encore faire appel. D’ici là, peut-être que la plainte n’aura même plus lieu d’être.»
«Il y a des réserves de terres rares un peu partout dans le monde, précisait un autre chercheur. Mais seuls les Chinois ont compris l’importance de ces matériaux. Et ce, dès les années 1980». Pour les autres pays, il était moins cher et moins polluant de miser sur la Chine.
Techniquement, reprendre la main prendra des années pour les concurrents de la Chine. Et, selon Le Monde, Pékin gardera son quasi-monopole jusqu’en 2015 au moins. (Newsnet)
Créé: 27.06.2012, 10h31
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3 Commentaires
Bravo les Chinois, ce sont vos biens, ne les bradez pas ... mais pensez un peu à préserver l'environnement ! Répondre





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