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La zone euro sur tous les fronts: Espagne, Grèce et Chypre

Crise de la dette

La zone euro étudiait jeudi les détails du plan d'aide aux banques espagnoles que Madrid devrait réclamer incessamment après une première évaluation des besoins allant jusqu'à 62 milliards d'euros.

Mis à jour le 21.06.2012 2 Commentaires
Christine Lagarde en pleine discussion avec le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Christine Lagarde en pleine discussion avec le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
Image: ap

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L'Eurogroupe devait aussi discuter des ajustements possibles du programme de réformes en Grèce.

Les ministres des Finances se sont retrouvés dans l'après-midi à Luxembourg pour préparer la voie au sommet européen de fin juin. La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde était présente. Parmi les urgences: peaufiner le plan d'aide pour les banques espagnoles, en espérant calmer les marchés et empêcher une contagion de la crise de la dette.

Les Bourses européennes ont terminé en légère baisse jeudi dans l'attente de la publication des résultats des audits indépendants menés sur le secteur bancaire espagnol. Ceux-ci ont calculé des besoins en capitaux allant jusqu'à 62 milliards d'euros.

Cette estimation servira de base à la demande d'aide européenne de l'Espagne, qui devrait se faire «dans les jours qui viennent», a indiqué le ministre espagnol des Finances Luis De Guindos à Luxembourg.

La BCE plus souple ?

Pour aider les banques espagnoles, la Banque centrale européenne (BCE) va abaisser les critères en matière de garanties qu'elle demande aux banques de la zone euro en échange de ses prêts. Cette décision devrait être annoncée vendredi.

Jusqu'ici, la zone euro s'est engagée à prêter jusqu'à 100 milliards d'euros pour les banques espagnoles, ce qui a accru la défiance des marchés à l'égard de l'Espagne et par ricochet, de l'Italie. Pour preuve, Madrid a encore vu ses taux d'intérêt obligataires s'envoler jeudi lors d'une opération sur le marché de la dette.

Face à cette flambée des taux, le chef du gouvernement italien Mario Monti a proposé au G20 en début de semaine d'avoir recours aux fonds de secours de la zone euro, le FESF ou le MES, pour intervenir sur le marché secondaire, où s'échangent les obligations déjà en circulation.

Proposition écartée à Berlin

Cette proposition laisse sceptique en Europe et a été écartée par Berlin. Elle a toutefois reçu jeudi un soutien en provenance de la BCE.

«C'est certainement un mystère que le FESF ait été autorisé il y a presque un an à intervenir sur le marché secondaire et que les gouvernements n'aient pas encore choisi d'user de cette possibilité», a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE dans le Financial Times.

Quant au MES, son entrée en vigueur, prévue jusqu'ici début juillet, pourrait être retardée de plusieurs semaines pour des raisons juridiques, le temps que la Cour constitutionnelle allemande examine un recours, et que le président Joachim Gauck puisse ensuite le valider.

La Grèce devait aussi occuper une large part des discussions de la zone euro. La formation d'un gouvernement sous la houlette du conservateur Antonis Samaras ouvre la voie au retour dans le pays de la «troïka» des bailleurs de fonds (UE, Banque centrale européenne et FMI) «dans les prochains jours», a annoncé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Athènes va demander deux ans

Mais le nouveau gouvernement grec a annoncé que son premier chantier était de «réviser les conditions du mémorandum» de rigueur «sans mettre en danger la voie européenne du pays ou son maintien dans l'euro».

Athènes s'apprêtait notamment à demander à ses bailleurs de fonds deux ans de plus pour assainir ses comptes, pouvant impliquer un nouveau prêt de 16 à 20 milliards d'euros.

Si les Européens ont entrouvert la porte à un possible prolongement du délai donné au pays pour atteindre l'équilibre budgétaire, ils attendent aussi qu'Athènes respecte ses engagements. La ministre finlandaise des Finances, Jutta Urpilainen, a déclaré que son pays n'était «pas prêt à donner plus de temps à la Grèce».

L'Eurogroupe, qui pourrait se prolonger tard dans la nuit, ne sera que le premier acte d'une série de réunions consacrées à la crise qui se poursuivront vendredi par un mini-sommet à Rome entre les dirigeants de l'Italie, l'Allemagne, la France et l'Espagne, et qui culmineront avec le sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles.

(ats/afp/Newsnet)

Créé: 21.06.2012, 22h50

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2 Commentaires

Zor ro

22.06.2012, 01:50 Heures
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Virez Lagarde, tout l'monde s'en portera que mieux... Répondre