Mercredi 24 août 2016 | Dernière mise à jour 18:08

Euro 2012 «On en parle en tête-à-tête, si tu es un homme»

Le sélectionneur ukrainien Oleg Blokhine n’a pas souhaité trop commenter la situation qui a coûté l’égalisation à son équipe. Il s’est ensuite emporté contre un confrère.

Oleg Blokhine

Oleg Blokhine Image: AFP

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Ambiance très tendue, hier soir dans les catacombes de la Donbass Arena. Très remonté durant la rencontre suite à la décision de l’arbitre de surface qui a coûté l’égalisation à son équipe, Oleg Blokhine a d’abord tenu à contenir ses nerfs devant la presse. «Que voulez-vous que je vous dise? Il y a maintenant cinq arbitres sur un terrain et à quoi ça sert? La balle est entrée de 5 centimètres et le but n’est pas accordé. Que voulez-vous? Je ne vais pas parler des arbitres. Vous avez vu l’action et vous pouvez écrire ce que vous voudrez.»

Sur le déroulement de la rencontre, l’ancien Ballon d’or s’est montré beaucoup plus explicite. «On a concédé un but évitable et un peu chanceux. Et nous n’avons pas réussi à égaliser. Mais je retiens que l’on a largement dominé la première mi-temps. L’Angleterre n’a fait que réagir, que procéder en contre. Nous étions meilleurs mais nous n’avons pas concrétisé.» Le sélectionneur ukrainien a ensuite tenu à féliciter ses joueurs et le public formidable qui a accompagné ses ouailles durant trois matches. «Contre la France, nous avions manqué d’émotions. Mais aujourd’hui, c’était bien mieux. Il y avait de la musique dans le vestiaire avant le match; cela a donné de l’âme, de l’envie à mon groupe. En vain, malheureusement. Mais je tiens à féliciter mes joueurs et tout le pays qui nous a portés pendant dix jours. Mon équipe a pressé magnifiquement, elle a malmené une grande nation comme l’Angleterre. Nous devons en être fiers.»

Les choses se sont ensuite gâtées lorsqu’un confrère ukrainien a suggéré que certains joueurs locaux avaient calé physiquement dans le dernier quart d’heure. «Mais comment peux-tu poser des questions aussi provocatrices. Tu ne m’aimes pas mais tu devrais respecter le fait que j’ai joué au football. Tu devrais respecter mon équipe, mes joueurs. N’attaque pas Gusev ou Shevchenko! Tu écris ce que tu veux mais arrête de poser de telles questions! Et si tu es un homme, on en parlera en tête-à-tête.» L’intervention du délégué de l’UEFA mit fin à l’échange. Certainement pas à la polémique. (Le Matin)

(Créé: 20.06.2012, 08h24)

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne