Samedi 3 décembre 2016 | Dernière mise à jour 20:00

Enlèvement Chloé raconte sa semaine de captivité

La jeune Chloé lève le voile pour la première fois sur sa semaine de captivité entre le Gard et l'Allemagne.

Image: AFP

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Dans un témoignage diffusé dimanche soir sur M6, elle avoue avoir eu «peur de mourir» tout en restant évasive sur d'éventuelles agressions sexuelles de son ravisseur.

Cette interview n'était initialement pas prévue, précise la chaîne, mais l'adolescente de 15 ans, dont les parents avaient demandé de respecter la vie privée lors d'une conférence de presse à son retour d'Allemagne, est apparue alors que l'équipe du magazine «66 Minutes» interrogeait sa mère, et a finalement accepté de répondre à quelques questions, le visage flouté.

Le 9 novembre, Chloé rentre en scooter à son domicile de Barjac (Gard). «Je me suis garée près du garage et il y a un homme qui est rentré dans la cour (...) J'essaie de partir en courant, je suis tombée, il m'a menée jusqu'à la voiture», raconte-t-elle, selon le script de l'interview transmis à l'AFP.

Commence pour la jeune fille une longue épreuve. Enfermée pendant des heures dans le coffre du véhicule, elle se retrouve en Italie avant de rejoindre l'Allemagne. Au cours de cette semaine, elle dit n'avoir bu qu'un litre et demi d'eau et avoir peu mangé, ne pas s'être lavée et n'être sortie de la voiture que quand elle et son ravisseur se trouvaient dans des endroits isolés.

«Au début, ça a été difficile», confie-t-elle. «J'ai baissé les bras et je me suis dit, je ne rentrerai jamais chez moi (...) et là, ça a été horrible pendant plus de 24 heures, j'étais anéantie». «Quand on vous enlève de votre famille et de votre vie, on ne peut pas faire autrement qu'avoir peur. C'était l'inconnu pour moi. Oui, j'ai eu peur. J'ai eu peur de mourir, de ne jamais rentrer chez moi», souligne Chloé.

Son ravisseur présumé, Kamel Bousselat, toujours détenu en Allemagne, «ne voulait pas (lui) faire de mal directement», assure l'adolescente, avant d'ajouter: «Après, ça ne veut pas dire que je n'ai pas subi d'autres choses mais c'est tout ce que je pourrai dire». (afp/Le Matin)

(Créé: 25.11.2012, 11h53)

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