Elle a transmis son livre à un moine bouddhiste
Disparue de Puidoux
—Par Benjamin Pillard. Mis à jour le 10.02.2012 25 Commentaires
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Ce n’est pas un hasard si les «disparues de Chexbres» - Mizué B., 35?ans, et sa fille Hanaé, 7?ans - ont été localisées à Loubès-Bernac en France jeudi matin, deux semaines après avoir quitté leur domicile sans laisser d’adresse. En effet, ce petit village viticole du Lot-et-Garonne abrite le siège d’un grand centre bouddhiste français, le «Village des Pruniers», fondé en 1982 par le moine vietnamien Thich Nhat Hanh, 85?ans.
L’objectif de la Vaudoise, enseignante à la HEP de La Chaux-de-Fonds (NE), n’était autre que de rencontrer le maître zen bien connu pour lui remettre son ouvrage d’une centaine de pages, «L’évangile selon Mizué». Et ce une semaine après sa tentative infructueuse aux Editions Albin Michel, à Paris.
Entre le 27 janvier et le 3 février, Mizué B. a avalé plusieurs centaines de kilomètres au volant de sa Nissan Micra bleue, Hanaé sur la banquette arrière. Sa quête les a menées de Paris jusqu’à Bordeaux, puis quelques jours dans la campagne, entre les départements de la Gironde et de la Dordogne.
Dans la matinée du 3 février, les Vaudoises arrivent à Thénac, 400 habitants, un village situé à quelques encablures de Loubès-Bernac, abritant l’un des monastères du «Village des Pruniers». «Mizué B. a pris le repas avec nous, explique Gérard Janssen, un Hollandais laïc en charge de l’accueil des visiteurs. Comme elle n’a pas émis le souhait de séjourner au sein de notre communauté, nous nous sommes chargés de lui trouver un gîte dans la région.»
«Son livre est très cohérent»
Avant de partir, l’enseignante a pris soin de transmettre son livre, qu’elle avait sur une clé USB. «Copiez-le, diffusez-le autant que vous voulez!» a-t-elle lancé. «Nous avons promis de l’imprimer et de le donner à notre maître, Thich Nhat Hanh, raconte le Hollandais. Son livre est très cohérent, avec un regard profond sur la spiritualité, le fonctionnement humain.»
A 17?h, les deux Vaudoises arrivent chez François et Marie-Thérèse Mainguy, un couple de retraités de Loubès-Bernac. «La maman n’en pouvait plus, épuisée par son eczéma qui lui rongeait le visage», racontent les logeurs. Le dimanche soir, Mizué B. décide de prendre la route pour se faire soigner à l’Hôpital de Bergerac, à 30?km de là. Le couple s’occupera de la petite jusqu’au jeudi, lorsqu’il prend connaissance sur Internet de l’appel à témoins. Contactée par téléphone, Mizué B. les a enjoints d’appeler le père de sa fille, Guy R., lequel a prévenu la police cantonale vaudoise. L’homme, escorté par deux policiers vaudois, est arrivé tard dans la nuit à Loubès-Bernac pour récupérer Hanaé. Le couple Mainguy a promis de rendre visite un jour à ses amis suisses. (Le Matin)
Créé: 10.02.2012, 22h32
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A cause de la paranoia généralisée, on ne peut même plus prendre sa voiture et aller faire un tour sans que la presse, la police et les "bien pensant" ne vous pourchasse. Laissez les gens vivre LEUR vie ! Répondre
LIBERTE D'EXPRESSION ou et tu.
LIBERTES CRIMMINELLE. tu et PARTOU.
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