Mardi 30 août 2016 | Dernière mise à jour 21:52

Service Le beau geste de la police genevoise

Les gendarmes ont conduit à l’aéroport un couple qui venait de se faire voler ses valises et risquait de louper son avion. Une des protagonistes raconte l’opération.

Image: Christian Bonzon

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Elle s’appelle Jenilie, elle a 28 ans et c’est elle qui, avec deux autres policiers, a permis à un couple de Valaisans d’Anzère de partir en vacances à l’heure, à Marrakech, il y a quelques jours.

Jenilie, appointée de gendarmerie au poste de Cornavin (GE), était en patrouille lorsque la centrale police l’a avertie, elle et son collègue, que deux valises avaient été volées dans le train en gare Cornavin. «Les propriétaires qui se rendaient à Genève-Aéroport, avaient surveillé leurs bagages à chaque arrêt depuis le Valais. Et là, à Cornavin, en deux minutes, un individu est entré et est reparti avec les valises. Le monsieur a appelé le 117 à 8 h 32 précisément et a expliqué ce qui venait de lui arriver à lui et son amie. Il a pu donner l’heure exacte du vol», explique Jenilie. Ni une ni deux, la gendarmette téléphone à un collègue resté au poste. Ce dernier se met en contact avec la police des transports qui gère les caméras de la gare Cornavin. «Nous avons pu suivre, quasi en direct, l’individu sortir de la gare vers l’Hôtel Montbrillant, tourner sur sa gauche, passer devant le poste de police pour finalement emprunter la zone piétonne du Mont-Blanc. Nous l’avons interpellé alors qu’il sortait du Starbucks, où il venait de s’acheter un café», poursuit la jeune femme.

Sacrée escorte

Le voleur est un Français de 26 ans, domicilié à Lyon. Il n’a pas eu le temps d’ouvrir et de fouiller les valises, qui étaient cadenassées. A 9 h 20, l’homme est interpellé. Il sera prévenu de vol, de recel et d’infraction à la loi sur les étrangers.

Quant aux Valaisans, ils ont repris le train dans l’autre sens depuis Genève-Aéroport. A Cornavin, ils sont tombés sur Jenilie, son collègue et leurs bagages. Soulagés. Outre des vêtements, les valises contenaient du matériel de randonnée assez onéreux.

Seulement voilà: la mésaventure leur a fait perdre un temps précieux. Le vol de Swiss pour Marrakech décolle dans moins d’une heure: à 10 h 15. Le temps de déposer une plainte dans l’urgence, ils montent dans la voiture de police qui les emmène à Cointrin toute affaire cessante. A l’aéroport, les gendarmes les accompagnent, avec un collègue de la Police de sécurité internationale, leur permettant de remonter la file «Priority lane». Le couple peut enfin embarquer.

La prudence est de mise

L’histoire se termine bien. «Il y a eu un très bon travail d’équipe et une bonne coordination avec la centrale», remarque Jenilie. L’occasion de rappeler aux voyageurs (et aux autres) de ne jamais laisser ses sacs, ses objets personnels sans surveillance. «La gare, comme l’aéroport d’ailleurs, est par définition une zone criminogène, du fait du nombre de gens qui y transitent», conclut Jean-Claude Cantiello, porte-parole de la police genevoise.

(Le Matin)

(Créé: 09.02.2016, 11h33)

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