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Le père qui avait jeté son bébé au sol s'est rendu

France

L'homme qui avait jeté son enfant de 8 mois au sol mardi s'est rendu à la police. Il devrait être déféré dimanche en vue d'une mise en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans.

Mis à jour le 11.08.2012 11 Commentaires
Le procureur de Nîmes Robert Gelli

Le procureur de Nîmes Robert Gelli
Image: AFP

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Le jeune homme qui, selon son ex-compagne, avait jeté au sol mardi leur bébé de 8 mois, décédé des suites de ses blessures, devrait être déféré dimanche en vue d'une mise en examen pour homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans, a annoncé le parquet de Nîmes.

Le procureur de Nîmes, Robert Gelli, a également indiqué, lors d'un point presse samedi après-midi, que cet homme de 21 ans n'avait pas encore donné sa version des événements. «Il parle beaucoup mais pas seulement des faits, aussi beaucoup de son parcours», a déclaré Robert Gelli.

Le père du jeune homme, qui a également été entendu, évoquait quant à lui un «accident».

Samedi matin, le jeune homme avait mis un terme à sa cavale, qui durait depuis mardi après-midi, en se rendant aux gendarmes de Bessèges (Gard). Selon le procureur, il serait «resté dans le secteur» pendant toute cette période et serait allé chez son père dans la nuit de jeudi à vendredi.

C'est le père du jeune homme qui a contacté les gendarmes vendredi soir pour les avertir que son fils souhaitait se rendre et expliquer ce qui s'était passé. Le jeune homme, un étudiant en 2e année d'histoire, solitaire, proche de la nature, capable de vivre de manière rustique et qui connaissait parfaitement la région de Bessèges, une zone forestière très dense, a été placé en garde à vue, selon la même source.

Deux chocs à la tête

Selon les déclarations de la mère du bébé, son compagnon, dont elle était séparée depuis le mois de mai, a jeté à deux reprises le bébé au sol, mardi vers 16H30, au cours d'une dispute qui a débuté parce qu'elle voulait mettre de la crème solaire à l'enfant.

Alors que le couple était parti se promener, le père serait ainsi entré en fureur car, à ses yeux, la crème solaire était inutile, avait expliqué Robert Gelli dès le lendemain du drame, rappelant que le récit des faits reposait essentiellement sur les déclarations de la mère.

Les constatations médico-légales avaient confirmé que le bébé avait été victime de deux chocs à la tête, selon une source judiciaire. La jeune mère était arrivée dans le Gard le matin même, afin que son ex-compagnon puisse être auprès de son fils qu'il n'avait pas vu depuis la séparation du couple et elle avait l'intention de rester quelques jours.

Mais, dès le repas de midi, les dissensions entre les jeunes gens étaient réapparues. Végétalien, ne possédant ni téléphone portable ni carte bancaire ni matériel informatique, le jeune père était décrit comme un proche de la philosophie de la décroissance qui prône une limitation du développement économique pour préserver l'environnement.

Dispositif de recherche conséquent

Après les faits, il avait pris la fuite torse nu, seulement vêtu d'un short noir ou d'un sarouel, selon les sources, et de sandales. Vu pour la dernière fois mercredi vers 10H00 près de Florac (Lozère), il avait été depuis signalé à de nombreux endroits, notamment à Mende et jusque dans un camping du Cantal.

Il faisait l'objet d'intenses recherches menées par quelques 80 gendarmes appuyés par un hélicoptère. Un appel à témoins avait été lancé et sa photo diffusée par la gendarmerie. Les enquêteurs avaient envisagé l'hypothèse d'un suicide, le jeune homme, grand voyageur, ayant déjà tenté d'attenter à ses jours lors d'un récent voyage en Inde.

Pour le procureur de la République de Nîmes, le drame est intervenu dans un contexte de profond désaccord des parents sur le mode de vie et l'éducation du bébé, antagonisme déjà à l'origine de la séparation du couple qui s'était formé sur les bancs de l'université de Tolbiac, dans le 13e arrondissement de Paris. (afp/Newsnet)

Créé: 11.08.2012, 18h12

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11 Commentaires

Michel Ritzi

11.08.2012, 19:22 Heures
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Un individu qui ne supporte pas les enfants, allant jusqu'à son tuer son propre bébé, par définition sans défense, devrait être puni a)d'au minimum 25 ans de prison et en sortant de prison b)de castration définitive c)interdit d'adoption à vie d) interdit d'approcher une école à moins de 500 mètres et finalement tatoué sur son front: "je suis un assassin d'enfant!" afin que chacun le rejette! Répondre


Nadia El Harch

12.08.2012, 00:21 Heures
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Pourrait-on attendre sa version des faits, avant de le condamner ? Répondre



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