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Le portrait du tireur de Daillon se précise

Fusillade en Valais

L'auteur de la fusillade de Daillon était capitaine à l'armée. Il avait conduit une compagnie d'une centaine d'hommes avant d'être réformé pour raison médicales. Le point sur les révélations de la presse suisse.

Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 07.01.2013 43 Commentaires
Des policiers devant la maison de Florian B., jeudi dernier à Daillon, au-dessus de Conthey (VS). Avant d'être réformé de l'armée, le tireur avait gradé jusqu'à devenir capitaine.

Des policiers devant la maison de Florian B., jeudi dernier à Daillon, au-dessus de Conthey (VS). Avant d'être réformé de l'armée, le tireur avait gradé jusqu'à devenir capitaine.
Image: Keystone

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Comme le laissaient déjà entendre les premiers témoignages de ses anciens amis, l'armée a joué un rôle central dans la vie du tueur de Daillon (VS). Elle pourrait même avoir été le cadre du tournant qui a conduit à son internement psychiatrique et à sa marginalisation, estime lundi le Tages-Anzeiger.

Florian B. était un fan de la chose militaire. Il a fait au milieu de années 90 son école de recrue comme canonnier lance-mines. Puis il a gradé.

En 2003, il a été promu capitaine, a confirmé le porte-parole de l'armée, Christoph Brunner, au Matin Dimanche et à la SonntagsZeitung. A ce titre, il a conduit une centaine d'hommes à la tête d'une compagnie de canonnier lance-mines.

Le tournant de 2003

L'année de sa promotion au grade de capitaine, Florian B., aujourd'hui âgé de 33 ans, a pourtant cessé toute activité militaire. Officiellement, il a été réformé de l'armée en 2006 pour raison de santé. Mais il n'a effectué «pas un seul jour de service» entre 2003 et 2006, selon Christoph Brunner.

Que s'est-il arrivé en 2003 à Florian B. au sein de l'armée suisse? Auparavant, il était, selon ceux qui l'ont connu, quelqu'un de passionné par les armes et la chose militaire, à la fois sympathique et sociable. Le Matin Dimanche rapporte les propos d'un ancien camarade qui dit être «sûr que c'est l'armée qui l'a cassé».

Victime d'un bizutage?

La presse alémanique ajoute d'autres témoignages. Une amie de Florian B. explique au Blick que lui-même lui avait rapporté qu'«après une promotion, il devait se soumettre à une sorte de rituel». Il en serait sorti traumatisé: «Il était depuis comme un homme cassé.» Selon la SonntagsZeitung, il aurait confié à d'autres collègues avoir été agressé sexuellement par trois hommes.

Les faits remonteraient à 2003. Florian B. ne s'en serait pas remis. En 2005, il suit un traitement psychiatrique en clinique et est diagnostiqué schizophrène. En 2006, il est officiellement exclu de l'armée pour raison de santé. Il promet alors déjà qu'il se procurera de nouvelles armes.

Le tuteur ne savait rien de son arsenal

Depuis ces événements, Florian B. vit sous tutelle, n'a pas d'emploi et touche une rente AI. L'hebdomadaire Sonntag a titré sur une possible défaillance de l'organe de tutelle. Mais Christophe Germanier, président de la commune de Conthey où se trouve Daillon, rétorque que pour les autorités de tutelle, «il n'est pas possible de savoir qui est en possession d'une arme ou non».

Comme le confirme Diana Wider, secrétaire générale de la Conférence des cantons en matière de protection des mineurs et des adultes (COPMA), un tuteur s'occupe de 80 à 100 cas. Cela laisse peu de temps pour la socialisation. (Newsnet)

Créé: 07.01.2013, 12h04

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43 Commentaires

Jean-Pierre Steulet

07.01.2013, 12:56 Heures
Signaler un abus 34 Recommandation 2

Comment s’occuper de 50 à 100 pupilles de manière humaine, attentive, faire profession de tuteur et une erreur politique. Dans bien des cas ce sont des personnes qui demandent plus d’attention et de dialogue. (ancien pupille de 1 an à 19 ans ) Répondre


Nadia El Harch

07.01.2013, 16:49 Heures
Signaler un abus 11 Recommandation 1

En tout cas, il y a de quoi se poser des questions; tout va bien pour cet homme dans sa vie, ce n'est pas un crime d'aimer l'armée; il grade, est apprécié et d'un coup, plus rien ne va, il est même diagnostiqué "schizophrène" ... Alors que jusque là rien... Je me dis que s'il a raconté son histoire et qu'il allait de l'intérêt de tous de le faire passer pour malade, ce diagnostique est parfait ! Répondre



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