ACCUEIL 23.10.2014 Mis à jour à 03h12

Le rappeur faisait sa loi en centre de détention

Suisse

Le «best of» du passage d’un rappeur dans un centre de détention valaisan s’est récemment retrouvé en ligne. Alcool, pétards et bagarre… Le choc!

Par Christine Schmidt et Raphaël Pomey. Mis à jour le 26.06.2012

1/4 Le rappeur A. en train de s'allumer un joint à Pramont.
DR

   

Partager & Commenter

Culture et consommation de drogue douce, apéro au whisky, tabassage d’un codétenu et crasses diverses… La vidéo des «exploits» d’A., un «ex» du Centre éducatif pour mineurs et jeunes adultes de Pramont, à Granges (VS), laisse bouche bée. Publié sur YouTube la semaine dernière, le document a été consulté 1700?fois avant d’être retiré hier.

«Les faits remontent à 2009», précise A., son auteur, un rappeur au passé mouvementé. Selon lui, la vidéo, «souvenir» personnel de sa période à Pramont, a été rendue publique suite à une erreur d’une personne qui gère son compte YouTube.

Le jeune homme, bientôt papa, travaille sur un deuxième album et jure avoir tourné la page cannabis et délinquance. «Quand je me vois sur ces images, j’ai l’impression d’être une autre personne.»

Autorité sous le choc

A la vue de la vidéo, c’est le choc pour le directeur des Etablissements pénitentiaires du Valais (EPV) et le personnel de Pramont. «Il faut replacer les choses dans leur contexte», relativise Ralph Guntern, adjoint du responsable du centre, qui a côtoyé A., alors âgé de 18?ans, durant son séjour. «En 2009, Pramont était sans directeur. Le centre traversait une période de crise durant laquelle les jeunes ont pris le dessus sur le personnel.» Des propos confirmés par Georges Seewer, directeur des EPV: «La prise en charge était très complexe face à une nouvelle population de jeunes que Pramont devait accueillir. Des jeunes souffrant de troubles psychiques lourds, de diverses addictions et de comportements violents…» A. était l’un de ces cas difficiles. «Il a séjourné plus d’une année à Pramont», se souvient Ralph Guntern, qui le décrit comme «un provocateur». «J’étais entouré de mecs tarés, donc ça me rendait taré aussi», plaide A.

Aujourd’hui placé sous une nouvelle direction, le personnel de Pramont est parvenu à faire face à la crise, non sans toujours devoir rester vigilant. «Des opérations de fouille ont été mises en place avec la police cantonale pour lutter contre l’introduction et la consommation de stupéfiants et d’alcool. Depuis, ni produits illicites, ni aucune arme, ni téléphone mobile n’ont été trouvés au sein de l’établissement», note encore Georges Seewer. L’UDC Valais devrait néanmoins porter l’affaire de la vidéo d’A. au niveau politique. (Le Matin)

Créé: 26.06.2012, 07h27

Sondage

Cinq ans ferme pour meurtre par négligence, la sentence qui frappe Oscar Pistorius vous semble...