L'enseignant suspendu nie avoir frappé des élèves
Le Landeron (NE)
—Mis à jour le 04.02.2012 29 Commentaires
«Je conteste les coups! Je suis professeur d'arts martiaux, je sais me contrôler», dit-il. Selon lui, les élèves l'ont «poussé à bout».
«Je les ai empoignés par le col, c'est clair», précise-t-il dans une interview publiée samedi dans «L'Express» et «L'Impartial». «En saisissant l'un des trois élèves, je l'ai touché au menton. Il prétend que je lui ai donné un coup de poing sur le nez. C'est faux. Je suis victime d'une cabale».
L'enseignant, qui est en congé maladie pour surmenage, explique aussi qu'il a utilisé un carnet pour faire enlever leurs casquettes aux élèves. Il reconnaît également avoir scotché la bouche d'un élève trop bavard la veille, mais précise que c'était un jeu.
«Il m'arrive de dire à mes élèves: 'Si tu parles encore, je te scotche la bouche'. Parfois, je passe à l'acte, et ça fait rire tout le monde. Mais je ne laisse pas l'élève bâillonné durant des heures! Je retire directement le scotch!»
«Ils m'ont poussé à bout»
Pour expliquer l'incident de mardi, l'enseignant dit avoir réagi à des insultes. «Ces gosses sont connus pour être difficiles. Ils se foutent de la gueule des profs à longueur de journée. Ils m'ont poussé à bout». Il admet qu'il n'aurait pas dû aller travailler ce jour-là, car il sentait qu'il était fatigué. «Cela fait plusieurs mois que je souffre de la pénibilité de mon travail».
L'enseignant estime qu'une majorité de ses élèves l'apprécie et se dit touché d'apprendre qu'un appel à manifester lundi pour le soutenir a été lancé. Selon lui, il fallait que quelqu'un crève l'abcès avec cette classe, dont il demande la mutation de deux élèves. Il se réserve le droit de porter plainte contre les élèves et les parents si les mensonges à son égard continuent.
Suite à l'incident de mardi, les parents de deux des trois élèves concernés se sont plaints à la police. Un coaching a été mis en place par les autorités afin d'identifier les causes de l'incident. Les parents ont trois mois pour déposer une éventuelle plainte. Le cas échéant, un rapport de police sera établi et soumis au Ministère public pour instruction.
(ats/Le Matin)
Créé: 04.02.2012, 11h33
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29 Commentaires
courage Monsieur. Et ces deux gamins deviendront comme le Kamel de Genève : de petites frapes, défendues à cors et à cris par leurs chers parents, qui ont raté quelques étapes de leur éducation, mais ne manqueront jamais de passer dans le journal avec leurs larmes de crocodile. Et vous journalistes, quand donc vous rendrez-vous compte que vous êtes aussi ridicules de rentrer dans ce jeu ? Répondre
mais quand donc vas t'on remettre l'église au milieu du village, une paire de gifles a ces gosses et on fait de même avec les parents parce que finir à la police alors que ce sont des petits cons et qu'ils devraient le savoir depuis un bon moment...ils la méritent encore plus que leur gosse...et ca eviterait les conneries de tribunaux pour des enfantillages. Répondre


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