Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 02:33

Grande-Bretagne Les al-Hilli, une famille tranquille

Les victimes présumées de la tuerie de Haute-Savoie aimaient passer leurs vacances en France.

La maison des victimes.

La maison des victimes. Image: AFP

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Les al-Hilli - Saad, 50 ans, et Iqbal, un peu plus jeune que son mari, tous deux d'origine irakienne - habitaient avec leurs fillettes dans un coquet pavillon à colombages typique des banlieues britanniques. L'aînée, âgée de 7 ans, fréquentait l'école primaire du quartier.

Une large pelouse sur le devant de la maison et une haie de trois mètres pour protéger l'intimité de la famille complètent le tableau. La caravane familiale dormait sur le côté de la maison, entièrement bâchée de vert. «Ils faisaient beaucoup de tourisme en France», indique Julian Stedman, le comptable de Saad al-Hilli depuis 2004, également résident de ce quartier.

Un voisin se disant un «proche ami» du mari a indiqué à l'AFP que celui-ci était allé à l'école à Pimlico, dans le centre de Londres, et avait reçu «une éducation et une formation britanniques». La famille était arrivée d'Irak en 1970, poussée dehors pour des raisons politiques, selon cet ami. L'épouse, Iqbal, avait fait des études de dentiste, selon lui.

M. al-Hilli avait créé il y a quelques années Shtech, une entreprise de conseil informatique spécialisée dans l'aéronautique, dont Iqbal était la secrétaire selon le registre du commerce. Elle s'occupait cependant la plupart du temps des deux petites filles, dont l'aînée aurait été gravement blessée et la cadette retrouvée prostrée après huit heures passées au milieu des corps de son père, de sa mère et de sa grand-mère maternelle.

Le travail de M. al-Hilli «était très technique. En général il travaillait pour une entreprise à la fois, et en changeait quand il avait fini ce qu'il avait à faire», se rappelle M. Stedman. Son dernier employeur était SSTL, une société de satellites appartenant au groupe EADS.

M. Stedman ne pense pas cependant que Saad «ait pu connaître des secrets» dangereux. «Il n'était impliqué dans aucun contrat de défense», à sa connaissance.

Il en parle à la fois comme d'un «client» et d'un «ami», un homme «jovial» et surtout «très travailleur» : «un type délicieux, avec des petites filles délicieuses qu'il adorait».

«Ils étaient adorables, très aimables, et les petites sont vraiment mignonnes», témoigne à son tour une voisine qui amenait parfois ces dernières à l'école.

M. Stedman confirme que M. al-Hilli était «un excellent père de famille et un informaticien hors pair», en outre fan de vélo.

Le comptable rendait souvent visite sans façon à son client, et vice versa, pour la signature d'un papier ou d'un autre. Mercredi encore M. Stedman était allé lui faire signer des papiers de TVA dans l'après-midi. La famille a ensuite quitté son domicile vers 22 heures «pour aller prendre le ferry et traverser la Manche».

Au camping «Le solitaire du lac», on se rappelle la mère de famille, à la peau mate et aux longs cheveux noirs. Quant aux petites, qui faisaient du vélo et portaient des couettes, leur dernière frayeur avant la tuerie avait été les deux chiens des campeurs néerlandais d'à côté. (AFP/Odile Duperry/Le Matin)

(Créé: 07.09.2012, 10h26)

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