«Les griffures de M. Ségalat étaient fraîches»
Procès Ségalat
—Par Benjamin Pillard. Mis à jour le 25.05.2012
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Au troisième jour du procès du généticien français Laurent Ségalat, renvoyé devant le tribunal vaudois de la Côte pour le meurtre de sa belle-mère Catherine, le premier témoin à passer à la barre est aussi le premier légiste qui est arrivé sur les lieux du drame le 9 janvier 2010, vers 23h Lorsqu’il voit Laurent Ségalat, il lui demande s’il peut inspecter ses lésions aux mains, au visage et au cou. «L’aspect des liaisons était frais», témoigne le spécialiste, membre de l’équipe du professeur Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire romand de médecine légale. Ce dernier lui succède.
«Il y a une lésion avec un scalp, sur 12 cm; c’est spectaculaire, il faut une sacrée force. Je n’en ai jamais vues d’aussi importantes!», explique le professeur, en évoquant le décollement du cuir chevelu de Catherine Ségalat, qui aurait été «retourné de l'arrière jusqu'au front avec des fractures en écailles.» Est venu le moment d’évoquer l’analyse du bol gastrique de la victime, une expertise cruciale pouvant permettre d’estimer l’heure du décès de la victime. A son sujet, le procureur général vaudois Eric Cottier explose, en s’adressant à la défense, qui a commandité le rapport: «La coupe est pleine! Vous produisez des pièces au dernier moment, c'est inadmissible!» «On se croirait aux Etats-Unis», renchérit l’avocat de la partie plaignante, Jacques Barillon.
L’auteur de cette expertise privée est le chef de la clinique de gastroentérologie de l’Hôpital universitaire de Zurich, le professeur Michael Fried. Il confirme les conclusions de son rapport: à ses yeux, il est «peu vraisemblable» que la mort de Catherine Ségalat à son domicile de Vaux-sur-Morges (VD) ait eu lieu après 18h. L’ordinateur de la librairie lausannoise (où travaillait Laurent Ségalat ce jour-là, à 20 km de là, a quant à lui été éteint à 17h26 et 52 secondes. L'audience reprend à 13h30. (Le Matin)
Créé: 25.05.2012, 11h52
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