Les premiers mots de Luca après l'agression
Témoignage
—Par Joël Cerruti. Mis à jour le 27.01.2012 127 Commentaires
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Le 6 juin 2002, Luca Mongelli, 7 ans, émerge d’un coma de trois mois. Les médecins avaient averti la famille qui prévient à son tout le premier juge chargé de l’affaire, Yves Cottagnoud.
Car les premiers mots que Luca allait prononcer pouvaient se révéler capital pour l’enquête. Il fallait en garder, à tout prix, une trace filmée. «On s’est bien escrimé dix fois à demander au juge de poser un matériel. Nous n’avons reçu aucune réponse», témoigne le détective privé Fred Reichenbach. C’est donc de leur propre initiative qu’une caméra est posée. Son maniement est expliqué à tout le personnel hospitalier.
Quand Luca se met à parler, ce 6 juin 2002, sa maman Tina, son père Nicola et le Dr. Robert Corvaglia sont présents. Questionné par Tina, Luca évoque très vite «un monsieur grand qui m’a fait boire les fourmis». Le jeune garçon dit que «quelqu’un l’a mis» sur la neige. Il dit encore qu’il n’y a alors pas qu'une seule personne, «les autres s’en vont parce qu’ils ont peur d’aller en prison».
Qu’en dit la justice valaisanne?
«Les experts ont conclu que l’on ne pouvait malheureusement pas s’appuyer sur sa parole pour établir la vérité», résume le communiqué du ministère public du canton du Valais, envoyé ce jeudi 26 janvier à la presse. «Il était difficile de donner du crédit aux paroles d’un enfant qui sortait d’une mort cérébrale», ajoute, lors de la conférence de presse du 26 janvier, Nicolas Dubuis, procureur adjoint et second juge qui a instruit l’affaire Luca.
«Ce qui a l’air de dire que Luca n’a pas toute sa tête. Aujourd’hui, aveugle et tétraplégique, Luca étudie le grec et le latin avec de bonnes notes», rebondit Fred Reichenbach. L’entretien de Tina avec son fils aîné a également été jugé «induit», à savoir que les réponses étaient influencées, selon la justice valaisanne.
Les experts italiens qui, en décembre 2011, ont reçu les diverses pièces du dossier Luca, pensent le contraire. Ils le répéteront sans doute ce lundi devant les caméras de la RAI. L’émission «Vita in diretta» dédie une nouvelle édition à cette affaire. Entre-temps, la famille Mongelli, a une nouvelle fois demandé ce vendredi 27 janvier la récusation de Nicolas Dubuis, afin que ce dossier soit traité par un magistrat extérieur au canton du Valais. (Le Matin)
Créé: 27.01.2012, 14h34
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Pour infos: On ne sort pas d une mort cérébrale M.Dubuis, soit on est en mort cérébrale et c est terminé, soit on est dans un état comateux et on a des chances de se réveiller (ou non selon les cas), mais si on est en état de mort cérébrale, c est par définition que le cerveau est mort... Si ce petit s 'est réveillé, c est qu il n a jamais été en état de mort cérébrale, cqfd... Répondre
J'en ai les larmes aux yeux....
Comment peut-on ne pas le croire, ne pas le prendre aux sérieux même si la maman l’interroge...Honte à la justice valaisanne...Honte au juge ! qui protège-t-il ainsi ?
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