Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 12:38

Abus sexuels Retour à la case prison pour un Canadien et un Indonésien

La Cour suprême de Jakarta en Indonésie a annulé l'acquittement prononcé en 2015 dans une affaire d'abus sexuels sur des élèves d'une prestigieuse école de la capitale.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

L'administrateur canadien de cette école, Neil Bantleman, également de nationalité britannique, et l'enseignant adjoint indonésien Ferdinand Tjiong avaient été reconnus coupables en première instance d'abus sexuels sur trois élèves. Condamnés à 10 ans de prison en avril 2015, ils avaient été acquittés en appel au mois d'août et libérés.

La Cour suprême a annulé le jugement d'appel et a ordonné qu'ils retournent en prison pour purger une sentence de 11 ans, soit un an de plus que leur condamnation initiale, a déclaré Suhadi, un porte-parole de cette instance à l'AFP.

Les deux hommes n'ont eu de cesse de clamer leur innocence et étaient soutenus par des gouvernements étrangers ainsi que par l'Ecole interculturelle de Jakarta (JIS), un établissement fréquenté par les expatriés ainsi que par des Indonésiens fortunés.

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un procès inéquitable et des irrégularités.

Ferdinand Tjiong est retourné en prison jeudi mais les autorités étaient toujours à la recherche de Neil Bantleman, selon un porte-parole du parquet du district sud de Jakarta.

Le ministre canadien des Affaires étrangères Stephane Dion a déclaré dans un communiqué que son gouvernement était «choqué et atterré». Il a dénoncé une «décision injuste, compte tenu des nombreuses irrégularités de procédure dans cette affaire et du fait que tous les éléments présentés par la défense ont été rejetés systématiquement».

L'ambassadeur des Etats-Unis en Indonésie, Robert Blake, a estimé que la réputation internationale de l'Indonésie serait entachée.

«La communauté internationale continue de suivre cette affaire de près. L'issue de la procédure judiciaire aura un impact sur les vues de la communauté internationle concernant l'état de droit en Indonésie».

Lorsque le parquet avait fait appel de l'acquittement, le ressortissant canadien avait fait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire. Un porte-parole de l'établissement scolaire, Rully Iskandar, a expliqué que cette interdiction était en principe valable jusqu'à la fin du mois, ajoutant ne pas savoir où il se trouvait.

«Nous sommes en contact avec les familles de Neil et de Ferdi et bien sûr, elles sont choquées, c'est inattendu», a-t-il dit.

L'affaire avait éclaté en avril 2014, lorsque des personnels de ménage avaient été accusés de viol sur un garçon de six ans, puis avait fait boule de neige avec d'autres parents qui avaient dénoncé des abus sexuels sur leurs enfants. (afp/Le Matin)

(Créé: 25.02.2016, 14h05)

Sondage

Donnez-vous volontiers à des organismes caritatifs?






Sondage

Seriez-vous tenté par un smartphone low cost à moins de 100 francs?



S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER
Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.