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Vols et délits à Genève Le best of des excuses bidons

A l’heure de signaler les infractions les plus légères, chaque soir, les communiqués de la police cantonale genevoise ne manquent pas d’humour.

Image prétexte.

Image prétexte. Image: Keystone

«On ne fait pas d’humour avec des affaires graves»

Rédacteur régulier des bulletins journaliers de la police genevoise, Philippe Cosandey assume la légère ironie de certains titres. «Nous faisons des titres accrocheurs, comme les médias, mais pas de sensationnalisme.» Pas question, toutefois, de faire de l’humour avec des faits divers tragiques. L’idée est avant tout d’attirer les yeux des lecteurs sur le travail quotidien des agents. Les absurdités mises en avant dans les titres sont toujours le fruit des interpellés eux-mêmes, précise encore le porte-parole.

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Surtout lorsqu’il s’agit de révéler ce qu’imaginent les interpellés pour expliquer leurs actes. Nous avons sélectionné les meilleures perles. Les titres, eux, sont d’origine.

Il n’est pas autorisé à vivre sur le territoire mais il aime la Suisse

Lundi, des gendarmes contrôlent deux hommes qui dorment sur la terrasse arrière d'un bistrot. L'un des individus, sans papiers d’identité, est conduit au poste de police. Il est identifié et il ressort qu’il lui est interdit d'entrer en Suisse jusqu’en 2021. L'homme répond qu'il se trouve à Genève car son pays est en guerre et qu'il aime la Suisse.

Ils sont en situation irrégulière mais l’un se charge d’installer «iTunes»

Dimanche, deux SDF originaires de Libye et de Palestine sont appréhendés pour infractions à la loi sur les étrangers. L'un d’eux porte un smartphone, dont il ne peut expliquer la provenance. Auditionné au poste de police, un des deux acolytes déclare que l‘appareil appartient à un homme d'origine tunisienne. Il lui aurait été remis la veille, pour y installer iTunes.

Il lui faut marcher du 1er au 4ème étage pour correctement essayer des baskets

Vendredi, la police intervient dans un magasin pour un homme qui vient de voler des baskets. Les agents l’interceptent au restaurant du centre commercial, quatre étages plus haut, avec ses nouvelles chaussures aux pieds. Au poste, il expliquera avoir chaussé les baskets pour les essayer. Quant aux tongs qu’il portait auparavant, il les a laissées au magasin pour être certain de ne pas se les faire voler.

Ils étaient persuadés qu’il y avait un métro à Genève et qu’ils allaient le rater

Vendredi toujours, une personne informe les gendarmes de la présence de voleurs sur le quai Général-Guisan. Une course-poursuite s’engage et un trio est interpellé. Auditionnés, ils expliquent qu'ils se trouvaient devant un stand de livres, l'un cherchant un ouvrage roumain. S’il a bien vu un sac de dame ouvert à côté de lui ouvert, il n'a rien volé. Il aurait couru, avec ses compatriotes, dans le parking du Mont-Blanc car ils pensaient qu'il s'agissait d'une bouche de métro et qu'ils allaient le rater.

Il vole car le diable était dans sa tête

Le 30 août 2012 deux hommes attirent l’attention d’une patrouille. Ces individus observent avec insistance les touristes du Jardin Anglais tout en restant cachés derrière les buissons. Ils se séparent et l’un d’eux vole un sac. Après interpellation, il reconnaît le larcin, qu’il explique par un besoin d’argent pour manger. Il affirme qu'au moment du vol, le diable était dans sa tête.

Il voulait simplement écouter de la musique !

Dimanche 26 août, vers une heure du matin, une patrouille aperçoit une voiture avec la porte passager avant ouverte. Les agents remarquent un individu à l’intérieur. Il prétend que la voiture appartient à une connaissance qui vient de partir avec une fille. Différents vols sont constatés. Les objets seront retrouvés sur lui. Il affirmera qu'il voulait simplement mettre de la musique pour attendre son copain et qu'il n'a fait aucune fouille dans le véhicule.

Il fouille l’intérieur d’un taxi en prétextant se masser les pieds

Le 16 août, un chauffeur de taxi attrape un homme en train de fouiller l'intérieur de son véhicule, penché par la vitre de la portière. Maîtrisé, l’homme est emmené au poste de police. Auditionné, il jure qu'il ne fouillait pas le taxi mais qu'il était en fait courbé en avant pour se masser les pieds. Il nie avoir passé le buste à l'intérieur de la voiture pour y commettre un vol.

Il ignorait ses deux interdictions d’entrée dans un magasin

Lundi 23 juillet, le gérant d'un grand magasin interpelle un homme qui vient de sortir des lieux sans avoir payé. Le voleur faisant l'objet de deux interdictions d'entrée dans ce commerce, la police est appelée. Dans sa déclaration, le voleur reconnaît avoir volé mais prétend ne pas savoir qu'il faisait l'objet de deux interdictions d'entrée dans les succursales du groupe car il n'avait pas compris ce qu'il avait signé. Une nouvelle interdiction lui est signifiée… (Le Matin)

Créé: 12.09.2012, 07h26


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