Dimanche 23 avril 2017 | Dernière mise à jour 13:28

Canton de Vaud Condamné à 30 mois ferme, il fera recours

«C’est très difficile, la situation est dramatique pour mon client; maintenu en détention alors que cela fait déjà 14 mois qu’il ne peut plus voir ses deux enfants en bas âge…»

Image: Olivier Allenspach

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Me Martin Brechbühl est l’avocat d’Aurélien*, le Français de 29 ans incarcéré depuis février 2016 suite à une accusation de tentative d’enlèvement sur son propre fils, émanant de la mère de l’enfant (une Vaudoise de 37 ans). Infraction non réalisée, a estimé le Tribunal correctionnel d’Yverdon (VD) dans son verdict notifié par écrit. Une décision qui suit ainsi le revirement du procureur Xavier Christe, qui avait abandonné l’accusation lors du procès du jeune père. Lequel s’était éloigné avec son bébé d’une dizaine de mètres du domicile de ses beaux-parents, alors qu’il ne bénéficiait que d’un droit de visite sous surveillance.

Sauf que cet événement de début 2016 faisait suite à trois autres plaintes pour viol, contrainte sexuelle et enlèvement de mineur, déposées successivement par la trentenaire (rencontrée moins de deux ans plus tôt), une précédente compagne alors âgée de 20 ans (leur relation n’avait duré que deux semaines), ainsi que son ex-épouse et mère de son premier enfant (une Italo-Suissesse de 25 ans, dont le bébé avait été emmené en France par Aurélien, espérant pouvoir y obtenir un élargissement de son droit de visite). La Cour a rejeté l’accusation de la deuxième jeune femme, suivant également les demandes du Ministère public.

Peine plus sévère encourue

Mais pas les deux autres; en particulier le viol et le cou serré de la trentenaire, que le Français conteste. Des infractions graves qui ont amené les trois juges à prononcer une peine de 30 mois de prison ferme, assortie d’un traitement ambulatoire compte tenu du grave trouble de la personnalité psychotique dont souffrirait le jeune père. Ainsi qu’au versement de 12 000 fr. à cette dernière compagne pour tort moral. Un montant qui s’ajoute aux indemnités allouées aux deux autres plaignantes (arrêtées à 2 000 et 500 fr.) et à une partie des frais de justice (32 680 fr.). Sans oublier les honoraires des quatre avocats de la cause (61 000 fr.).

«Mon client n’en démord pas, il veut faire appel», lâche Me Brechbühl, en rappelant le risque d’une aggravation de peine auquel s’expose Aurélien; le procureur Christe ayant requis 6 mois de détention supplémentaire (soit 3 ans ferme). La jeune femme dont la contrainte sexuelle n’a pas été retenue (pour deux rapports sexuels qui n’auraient partiellement pas été consentis) fera également recours contre ce jugement. «Pour que sa souffrance soit reconnue», justifie son conseil Me Matthieu Genillod.

La trentenaire vaudoise serait quant à elle «soulagée» que le Français «n’ait pas été suivi dans ses dénégations», indique son avocat Me Loïc Parein. Et de contester que sa cliente aurait voulu tenir l’accusé à l’écart de leur bébé. «Elle a accepté de renseigner le père sur la situation de leur fils, notamment sur le plan médical, et lui a fait suivre des photos.»

* Prénom d'emprunt (Le Matin)

Créé: 20.04.2017, 06h44


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