ACCUEIL 16.9.2014 Mis à jour à 08h50

L'enquête se poursuit autour de trois pistes

Massacre en Haute-Savoie

Une semaine après la tuerie de Chevaline en Haute-Savoie, les enquêteurs espéraient toujours pouvoir auditionner la fillette de sept ans et concentraient leurs efforts sur trois pistes: la piste familiale, la profession du père et l'Irak, pays d'origine des al-Hilli.

Mis à jour le 12.09.2012

1/7 Saint-Jorioz (France), camping le Solitaire du Lac, 06.09.2012. A droite, la caravane de la famille retrouvée morte.
Image: Sebastien Anex

   

Corps rendus aux familles

Les corps des quatre victimes de la tuerie de Chevaline, en Haute-Savoie, ont été rendus aux familles, a annoncé mercredi le parquet d'Annecy. «On a effectivement rendu les corps aux familles», a déclaré le procureur de la République d'Annecy, Eric Maillaud.

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Il y a trois pistes essentielles, selon le procureur chargé de l'enquête.

«Si Annecy est le lieu de ce drame (...) vraisemblablement un grand nombre d'explications se trouve là-bas, en Grande-Bretagne», a déclaré le procureur de la République à Annecy, Eric Maillaud, lors d'une conférence de presse.

Il doit arriver jeudi en milieu de matinée en Angleterre avec l'un des deux juges d'instruction chargés de l'enquête, Michel Mollin. Ils se rendront à Claygate, où résidait la famille al-Hilli.

Cette visite de 24 heures a pour but, a-t-il dit, de «renforcer la qualité de la coopération entre la Grande-Bretagne et la France» et «faire en sorte que l'enquête aille le plus vite possible sans que la langue et les cultures juridiques différentes ne puissent constituer une barrière».

Trois grands axes

Mercredi dernier, le couple de Britanniques d'origine irakienne, la grand-mère maternelle des deux fillettes qui ont réchappé au drame, ainsi qu'un cycliste français, victime semble-t-il collatérale du drame, avaient été tués par balles sur une route forestière à Chevaline.

«Il y a trois grands axes à privilégier: le métier, la famille, l'Irak», a avancé le procureur Eric Maillaud, ajoutant qu'«il n'y a pas actuellement de suspect, il y a des pistes».

La première est celle d'un conflit familial entre le père de famille et un de ses frères sur fond d'héritage, conflit dont le frère en question «nie l'existence». «On a la piste de la profession d'ingénieur de M. al-Hilli.

Et on a la piste de l'Irak, ses origines», a poursuivi le procureur. Le magistrat a par ailleurs indiqué que les corps des victimes avaient été rendus à leurs familles.

Le frère de la grand-mère, au passeport suédois, Ahmed al-Saffar, a fait communiquer à la presse à Londres un texte où il écrit: «Nous avons le coeur brisé par ce crime choquant et nous avons été touchés par les marques de sympathie venues du monde entier». «Nous espérons que les responsables de la mort de nos bien-aimés seront traduits rapidement devant la justice», a-t-il ajouté.

Des deux côtés de La Manche

La fillette de 7 ans, grièvement blessée dans la tuerie, ne sera entendue que quand son état de santé le permettra, a précisé le procureur.

Les enquêteurs attendent beaucoup de l'audition de la fille aînée du couple, seul témoin à pouvoir peut-être décrire la scène de la tuerie, alors que sa petite soeur de 4 ans, cachée pendant huit heures dans la voiture, «a entendu, mais rien vu», selon Eric Maillaud.

Gravement blessée, Zainab, 7 ans, hospitalisée à Grenoble, se trouvait sous sédatifs après être sortie dimanche du coma artificiel dans lequel elle avait été plongée.

L'enquête se poursuivait aussi sur le terrain mercredi des deux côtés de La Manche. En France, la route forestière conduisant au parking où s'est déroulée il y a une semaine l'éxécution est resté fermée mercredi. Un 4X4 de couleur sombre, aperçu par des témoins, était recherché et ses possibles itinéraires de fuite répertoriés. Le recueil des enregistrements vidéos pris par des communes, des commerces ou des particuliers devait se poursuivre.

Une enquête de voisinage élargie, pour recueillir un maximum de témoignages, a été réalisée afin de reconstituer l'emploi du temps de la famille qui s'est déplacée durant ses vacances en France.

«Témoin» libre

En Grande-Bretagne, les enquêteurs devaient poursuivre mercredi pour la cinquième journée consécutive leur perquisition à Claygate, au domicile de la famille al-Hilli après avoir réussi la veille à ouvrir un coffre-fort.

La perquisition devrait continuer jusqu'à jeudi ou vendredi. Les policiers ont également longuement entendu depuis samedi comme «témoin» libre Zaid, le frère de Saad al-Hilli, établi comme lui dans le comté du Surrey.

Ils n'ont pas commenté des informations faisant état d'une brouille entre les deux frères, à propos d'un héritage consécutif à la mort de leur père en Espagne l'an dernier. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 12.09.2012, 17h38

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