Samedi 27 mai 2017 | Dernière mise à jour 21:05

Procès de Fabrice A. La préméditation et la responsabilité au cœur du débat

Fabrice A. a-t-il planifié toutes les étapes de son meurtre? Était-il pleinement responsable de son acte? Ces deux questions pèseront sur le jugement, qui sera rendu le mercredi 24 mai.

Image: Fiaux/Le Matin

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«Force est de constater qu'il y avait une multitude de paramètres qui échappaient à la planification du prévenu. Il y avait par ailleurs un véritable chaos dans la tête de Fabrice A. à ce moment là.» Les avocats de celui qui avait tué sa sociothérapeute en 2013 ont axé leur défense sur ces deux postulats. En clair, une non préméditation du drame et une responsabilité diminuée de l'accusé. «Si l'idée de fuir en Pologne était là, la date et les détails n'étaient pas planifiés, a ajouté Me Yann Arnold. Fabrice A. a expliqué que l'acquisition du couteau ne servait qu'à neutraliser Adeline.»

«L'absurdité» d'un internement à vie

C'est pour ces raisons que la défense a tenu à s'opposer à une peine privative de liberté à vie. «Le courage n'est pas de prononcer un internement à vie, le courage c'est de ne pas le prononcer, a-t-il affirmé devant la cour. L'absurdité et inutilité d'une telle mesure me paraît évidente. Le passé du prévenu doit également peser dans la fixation de la peine. De toute manière, avec un internement, Fabrice A. n'est pas prêt de sortir.»

Coupable pour le reste

L'accusé a plaidé coupable pour les autres chefs d'accusation. «La circonstance aggravante de l'assassinat peut être envisagé, a concédé Me Yann Arnold. Cependant, le but et le mobile peuvent se confondre.»

L'accusé, pour sa part, a tenu a faire des déclarations à la cour, avant qu'elle ne rende son jugement, le mercredi 24 mai, à 17h. «Les experts français ont expliqué que je devais passer par un état d'effondrement pour accéder à une thérapie efficace, a-t-il relevé, sans émotion. Je veux apporter cet état d'effondrement à mon psychiatre. J'ai renoncé à demander pardon aux victimes parce que cela m'a semblé dérisoire. J'ai beaucoup trop causé de souffrance.» (Le Matin)

Créé: 19.05.2017, 14h14


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