Deux détenus blessés en mettant le feu à leur cellule
CHAMP-DOLLON (GE)
—Par Dominique Botti. Mis à jour le 05.02.2012 4 Commentaires
Les trois autres pensionnaires de la cellule, qui ne sont pour rien dans l’incendie, selon les autorités pénitentiaires, ont été incommodés par la fumée. Les deux incendiaires, en revanche, sont blessés. Hier soir, ils étaient hospitalisés, l’un étant grièvement brûlé et intoxiqué. Les autorités médicales hésitaient vers 21?h, à le transférer au CHUV, l’Hôpital universitaire de Lausanne. D’autres personnes, une dizaine en tout, ont dû subir un contrôle médical, selon nos informations.
L’alarme a été déclenchée à 18?h?20, au deuxième étage de l’aile nord de Champ-Dollon. Les incendiaires ont mis le feu au mobilier et à leur matelas. L’incendie s’est très vite propagé dans l’espace confiné. Et de manière très intense, selon nos informations: lors de l’ouverture de la porte de la cellule les gardiens se sont trouvés face à de hautes flammes.
Le personnel du pénitencier, formé à la prévention contre les incendies, est parvenu à maîtriser, seul, le sinistre. Les pompiers genevois se sont toutefois déplacés en nombre ainsi que les forces de police, pour des raisons d’enquête et de sécurité.
Toute l’aile nord de l’établissement, où séjournent 200 détenus, a été évacuée pendant plusieurs heures. Le retour au calme s’est imposé en milieu de soirée.
C’est un détecteur de fumée hypersensible qui a permis l’intervention rapide et efficace. «Nous avons installé un détecteur dans chaque cellule depuis la mort d’un prisonnier suite à un incendie volontaire en 2006», explique le directeur de Champ-Dollon, Constantin Franziskakis. Depuis cette date, il y a eu d’autres incendies, mais aux conséquences mineures.
«Cette affaire n’a rien à voir avec la surpopulation»
Hier en fin de journée, cinq prisonniers étaient présents dans la cellule qui a été incendiée, alors qu’elle n’est prévue que pour trois pensionnaires. «Cette affaire n’a rien à voir avec la surpopulation carcérale, affirme le directeur. Tout cela est dû à l’inconscience de personnes qui mettent leur vie et celle des autres en danger dans un local fermé dont ils n’ont pas la clé.»
Le directeur écarte également tout lien avec la situation actuelle de Champ-Dollon. Début janvier, le seuil des 600 détenus a été franchi dans cet établissement prévu pour 370 pensionnaires. Par ailleurs, les gardiens font une grève du zèle qui a été dénoncée par certains avocats genevois. Bref, cet incendie ravive la polémique sur les prisons genevoises. Une nouvelle mauvaise affaire pour la conseillère d’Etat en charge du dossier, Isabel Rochat. Eric Stauffer, président du Mouvement citoyens genevois, lui demandait déjà des comptes, deux heures après l’incendie. Isabel Rochat était injoignable hier soir. (Le Matin)
Créé: 05.02.2012, 10h38
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4 Commentaires
"ils étaient hospitalisés"+"dizaine en tout, ont dû subir un contrôle médical"+"mis le feu au mobilier et à leur matelas"+"Les pompiers genevois se sont toutefois déplacés en nombre ainsi que les forces de police"+"200 détenus, a été évacuée"+"Nous avons installé un détecteur dans chaque cellule"= des charges en sus des délits commis par ces personnes. Sans compter le procès, et recours.... Répondre
Le personnel formé à la prévention des Incendie ....
Je peux vous informe que la Prison de Champ -Dollon possedes une compagnie de pompier qui est composee de 130 sapeurs, la plus grande du canton.
Et c'est grâce à eux que le feu a été maîtrisé rapidement, le SIS a été demande en renfort au cas ou, mais le feu était déjà maîtriser.
Renseignez vous correctement et ne pas fournir des infos inexacte
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