ACCUEIL 24.5.2012 Mis à jour à 19h50

Il nie avoir voulu tuer sa femme à l’arsenic

France

Un homme qui avait tenté d’empoisonner son ex-épouse, viticultrice à Chablis (Yonne), en versant de l’arsenic dans ses repas, a nié jeudi avoir cherché à la tuer, à l’ouverture de son procès en appel devant la cour d’assises de Seine-et-Marne.

Mis à jour le 26.01.2012

Image: dr

Jacky Châtelain, 53 ans, est jugé pour tentative de meurtre. Il est accusé d’avoir fait avaler, entre août 2004 et octobre 2005, des cristaux d’arsenic issus d’un produit de traitement des vignes à Josyane de Oliveira, 50 ans, co-gérante d’une exploitation viticole de 40 hectares à Fontenay-près-Chablis. "Je n’ai jamais voulu la mort de ma femme", a assuré dès l’ouverture des débats M. Chatelain, gorge nouée, mains tremblantes. "Je déprimais. Je voulais une autre vie... Je sais bien qu’il y a d’autres manières de faire... Mais mon état psychologique ne me le permettait pas", a-t-il précisé.

Son ex-épouse, victime de "nausées", "diarrhées" et "mouvements incontrôlés du visage", avait dû être hospitalisée en 2005 et opérée d’une tumeur à l’intestin. Elle présente toujours des séquelles liées à son empoisonnement. "Je voulais sortir de l’emprisonnement de mon existence", a expliqué l’accusé, pointant l’omniprésence de son beau-père sur la gestion de l’entreprise viticole et sur sa vie personnelle. "Nous n’avions pas d’amis, pas de sorties... Il n’y avait que le travail", a-t-il raconté.

Mis au cause par la partie civile pour l’argent touché lors de son divorce en 2006 - près de 600.000 euros - alors qu’il n’avait pas encore avoué être à l’origine de l’empoisonnement, M. Chatelain a nié toute motivation financière à son geste. "Je n’avais pas la parole, j’étais englouti par ma belle-famille", a-t-il raconté. "Peut-être n’étais qu’un pion sur leur échiquier. Et un jour, le pion a explosé", a-t-il dit.

M. Chatelain, qui a refait sa vie dans le sud de la France, où il vit en concubinage et travaille comme caviste, a été condamné par la cour d’assises de l’Yonne en première instance à cinq ans de prison dont trois avec sursis. Les jurés avaient alors retenu la thèse de l’administration de substance nuisible, considérée comme un délit, plutôt que l’empoisonnement, crime passible de trente ans de prison. Le parquet d’Auxerre, qui avait requis dix ans de réclusion à son encontre, avait alors décidé de faire appel.

Le verdict de la cour d’assises de Seine-et-Marne est attendu vendredi soir. (AFPLe Matin)

Créé: 26.01.2012, 15h47

0

Publier un nouveau commentaire

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment

Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce
A vos grils, prêts?
Nous nous sommes procuré les conseils les plus avisés Plus

En coopération avec:

Homegate

Dernières offres

Marché

Un (-e) comptable junior CDD Crit Ressources Humain..., Geneve

Administrateur Système Elan Computing Suisse ..., Geneve

Sales Assistant Suédois ou Néerlandais c/o Cabinet Philippe D..., Vaud

Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 7h30-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

SEARCH.ch

Commerce

Voyages de rêve à gagner!

Vous rêvez de partir à la découverte des plus belles plages?

Energie

Toute l'actualité sur l'énergie

Applications mobile

Le Matin partout, avec vous

Horoscope

Accédez à l'horoscope

Météo

Consultez la météo

Sorties

Les sorties près de chez vous

Bourse Panini

Échangez vos vignettes Panini!

Femina

Retrouvez nos bons plans mode, beauté, loisirs sur Femina.ch

Nouveau

Depuis le 16 mars dans ton kiosque

Programme TV

Accédez au programme TV